LE MARIAGE
Le diacre : « Prions le Seigneur pour la paix suprême et pour leur salut.
« Seigneur, ayez pitié.
a Pour la paix de l'unirers entier, pour la prospérité des saintes églises de Dieu, et pour l'union de tous, prions le Seigneur.
u Seigaeur, ayez pitié. »
Le diacre demande ensuite, selon la coutume, des prières pour l'évêque, les prêtres, les diacres, tous les clercs et le peuple, puis pour les époux :
« Pour le serviteur et la servante de Dieu (un tel et une telle) qui s'unissent maintenant dans l'unité du mariage, et pour leur salut, prions le Seigneair.
Le peuple : o Seigneur, ayez pitié.
« Pour que ces noces soient bénies comme celles de Cana en Galilée, prions le Seigneur.
« Seigneur, ayez pitié.
« Pour qu'ils se réjouissent ensemble dans la vue de leurs fils et de leurs filles.
c Seigneur, ayez pitié.
« Afin qu'eux et nous soyons délivrés de toute épreuve et de tout mal, prions le Seigneur.
Seigneur, ayez pitié.
« Afin qu'à eux et qu'à nous soit accordé tout ce qui est nécessaire au salut...
« Seigneur, ayez pitié.
« Parce qu'à Toi convient la gloire, l'honneur, et l'adoration au Père, au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et dans les siècles des siècles.
Le chœur : « Amen.
Le diacre : « Prions le Seigneur »
Le prêtre dit ensuite deux longues oraisons de style antique dans lesquelles il rappelle l'exemple des patriarches de l'ancienne loi, la création de l'homme et de la femme, et où reviennent quelques-unes des formules que nous lisons dans la prière de la commendatio animœ^l).
(1) Martène, ', c, et ci-dessus, p. 424.
Nous citerons pour finir le fameux texte de Ter- •tullien qui résume la tradition de l'Église et de la liturgie sur le mariage chrétien :
« Qui dira la félicité de ce mariage, que l'Église prépare, que confirme l'oblation à la messe, que scelle la bénédiction, que les anges proclament, que le Père du ciel ratifie? Là il n'y a plus qu'une chair, qu'un esprit. Ils prient en même temps, en même temps ils se prosternent, en même temps ils jeûnent, ils s'instruisent l'un l'autre, s'exhortent et se soutiennent mutuellement. En même temps ils vont à l'église, en même temps ils s'asseyent au banquet de Dieu, ils sont en même temps dans les épreuves, dans la persécution, dans la joie. Ils se renvoient de l'un à l'autre les psaumes et les hymnes, ils se provoquent mutuellement à qui chantera le mieux pour son Dieu. A eux le Christ envoie sa paix. Là où deux sont réunis, il est aussi présent (1). »
(1) Ad. ux. II, c. IX.