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PRIÈRE DE SAINT AUGUSTIN

Conversi ad Dominum Deum Patrem omnipotentem, puro corde ei, quantum potest parvitas nostra, maximas atque veras gratias agamus : precantes toto animo singularem mansuetudinem ejus, ut preces nostras in beneplacito suo exaudire dignetur; inimicum quoqiie a nostri s actibus et cogitationibus sua virtute expellat, nobis muitiplicet fidem, meutem gubernet, spirituales cogitaliones concédât, et ad beatitudinem suam perducat per Jesum Christum Filium ejus. Amen (2).

Nous donnons aussi à titre de curiosité deux antiennes (ou répons) qui sont parmi les plus anciens monuments de la liturgie écrite. Elles sont inscrites sur un papyrus du commencement du iv^ siècle, au temps de Constantin le Grand. Les deux pièces étaient très probablement employées avec un psaume. La première est en l'honneur de la nativité du Seigneur et se chantait pour la fête de l'Epiphanie, qui, nous l'avons dit, ne fit qu'un originairement avec Noël. La doxologie qui la termine paraît à Bickell anténicéenne. Le psaume auquel elle paraît se rattacher est le 32' (3). Ces deux pièces appartenaient probablement à la liturgie de la messe.

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|1) Libellus ad Patrophiium (P. L.,X1I, 953).

(2) Cf. p. 186.

(3) Cf. Dom Parisot. Note sur uo très ancien monument liturgifjtic. Science catholique, 15 mars 1890. Ces monuments ont été d'abord publiés dans Miltheil. aus ilerSammlunq dur t'apyrus Erzh. liaiiier, 1887. Pour les variantes cf. Harnack, Gescb. der altcbristl. Liltcralur, I, i, p. 461.

EUCOLOGK 583

Tto'.[X£v£<; iYpa'JÀoùv-Eç èOaJijiaaav

(où) yovj-eîÔvxî; sXsyov •

Sô^a TÔ) Da-pî, àXXTjXo'j'.a

So^a xâ> 'r\à> xa; xù!) àylio Ilv£j(jiaTt,

àXXTjXo'Jta, àXXTf)Xoj'.a, iXXT,Xo'Jïa.

« Celui qui est né à Bethléem, qui a été élevé à Nazareth, et quia habité la Galilée; nous avons vu un signe dans le ciel : les bergers qui veillaient admirèrent les astres brillants. Tombant à genoux, ils dirent : Gloire au Père, Alléluia; gloire au Fils et au Saint-Esprit, Alléluia, alléluia, alléluia »

La seconde antienne est en l'honneur de saint Jean- Baptiste ; elle se rattachait à la fête de FÉpiphanie, car cette fête, nous l'avons dit, est aussi la fête du baptême de jVotre-Seigneur par saint Jean ; aussi plusieurs liturgies orientales célèbrent-elles la fêEe de saint Jean-Baptiste en connexion avec l'Epiphanie.

Tjo; i. 'ExXc/.TÔ; ô iy-'^î 'Icoivvr,; 6 Sx— -'.7-:r'?, 0 /,r,pj;a(; fXî-ivotav èv oXw tôj ■/.Ô7|jt«i), E'.i; àcpîatv xtûv àfiap-'.àjv f,{jLâiv.

« Le 0 Tybi. Illustre est saint Jean-Baptiste, qui a prêché la pénitence dans le monde entier pour la rémission de nos péchés. » (Le 5 Tybi j-épondrait régulièrement au 31 décembre, mais coïncide en réalité avec le 5 janvier.)

DOXOLOGIES

(Clu"istu5) qui est solus et ante omnia et super omnia, imo ex quo omnia, Pater Domini nostri Jesu Christi cui laus et honor in aaecula saeculorum (1).

Verum ad omnia quai; acciderint stabiles perseveremus, utpote habentes aedificium super petram Jesum Christum, cui est gloria et imperium in saecula sœculorum. Amen 2).

Et me quoque cum electis suis colligat Dominus nostei Jésus Ghristus.cui cum Pâtre et Spiritu sancto gloria in sœcula saeculorum. Amen (3).

Fratres... Dominum benedicant, qui ex suis famulis quos-

(1) Saint Cyprien, DespecL, P. L. IV, 818.

(2) Transi. Orig., P. L. XXIV, 970.

(3) Epist. Smyrn. EccL, P. G. t. XX, 360.

cumque vult, eligit, qui gratia sua atque indulgentia omnes nos in regnum suum aeternum potest indacere, per Filium suum unigenitum Jesum Christum, cul gloria, honor, imperium, ac majestas in saecula. Amen (1).

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