CHAPITRE CXLIX. itn
Et quant Baian sot ,J qu'il7. avoient occis ses hommes si desloyaument }, si envoya un sien autre admirai atout grant gent , et prit
1 Sut. — 3 D’une manière si déloyale.
•oit, comme les A lai ha du Caucase étaient d'origine scythe, et qu'une partie de leur population fut emmenée en Mongolie par Dchinglm Khaân, cette population a pu former la horde en queslion. Cela est même très-vraisemblable.
Le moine Guillaume de Rubrück, que nous appelons Rubruquis, envoyé par saint Louis en mission près de Manggou Khân , en fait plusieurs fois mention, dans U Relation de tes voyages en Tar tarie.
• La veille de la Pentecôte (en 1253), nous
• dit-il (traduction de Bergeron, Paris, 1634, « p. 45),vindrent vers nous certains Alans qu'ils « appellent Acias ou Akas , qui sont chrestiens à •> la grecque , et ont la langue grecque et des « prestres grecs, » etc. — ■ Au midi nous avions « de très- grandes montagnes où habitent les « Kergïs et tes Alans ou Akas , qui sout chres- « tiras, et combattent tous les jours contre les
• Tartares. • (lb., p. 58.) » Les Alans habitent m en ers montagnes- lu ( montagnes des Alans, « près de la Porte de fer) et résisteut toujours <• aux Tartares... En la plaine qui est entre ces ■« Alans et eux, est le lieu dit Porte de fer , qui « n’eu est qu'à deux journées. Avant qu’arriver
* à la Porte de fer , nous trous nsmes un chas- « teau des Alans , qui estoit au Cham ; car il a a subjugué tous ces pays-là. • (lb.f p. 270-2" 1.)
Maçoudi, qui écrivait en 332 de l'Hégire (943- 944), dans son chapitre 15, où il décrit les peuples qui habitaient alors le ranut Caucase, dit (l. Il, p. 42-43 de V Édition avec la traduction française de MM. Barbier de Meyuard et Pave! de Courteille, publiée par la Société asiatique de Paris) : « Le royaume des Alans confine au « Sérir ; ses rois portent tous le litre de Krrkan- « dadj... Après le triomphe de l’ islamisme, sous « la dynastie des Abbassides (de 740 à 1258),
les princes des Alans, qui pratiquaient la reliai gion païenne, sc convertirent au christianisme; m mais, après l’an 320 (932 de J.-C.), ils abju- « rèrenl leur nouvelle croyance (de 932 à 943), » et chassèrent les évéques et les prêtres que le « roi de Roum leur avait envoyés. Entre le
* royaume des Alans et le Caucase, il y a un
« château et un pont construit sur une rivière « considérable. Le château est appelé le Château m des Alans. »
D’après ce témoignage de Maçoudi, il faut admettre que si les Alains abandonnèrent le christianisme, qu'ils avaient adopté pour embrasser l'islamisme, une partie de la population resta attachée au christianisme, ou elle y revint tout entière avant l’époque où Rubruquis les visita (en 1253), puisqu’à cette époque ils professaient cette dernière religion.
On possède encore d'autres témoignages de l’existence d’« Alains chrétiens - en Chine, peu d'années après le départ de Marc Pol. On peut lire dans les grands Recueils de Lucas Wadding (t, VII, p. 209 et suiv.), de Reynald (t. XVI, année 1338, n. 73, p. 97 et suiv.) et dans Mosheiin ( Historia Tartarorum ecclesiastica , p. 166- 175), les lettres adressées par des chefs alains au pape Renoist XII, en France, et datées de Camhalec ( Pé-king ), ainsi que les réponses du même pape Benoist XII aux mêmes chefs alains, et datées d'Avignon. On trouve aussi quelquesunes de ces lettres traduites en français par Jehan « le Long, dit « né de Y près », moyne deSaint- « Berthin en Sainct-Omer, en l’an de grâce Mil « trois cens cinquante ung. », dans le livre curieux et rare intitulé : LHystoire merveilleuse plaisante et récréative du grand Empereur de Tar tarie, seigneur des Tartres , surnommé le grand Kan (Paris, 1512 , feuillet 77-79), lesquelles lettres ont été reproduites dans le Nouveau Journal asiatique, année 1831 (t. 1, p. 418- 426) d'après le ms. B. dont nous nous sommes servi pour notre édition de Marc Pol. Suit le préambule de ces lettres :
- Cy après s’ensuyt la teneur des lettres que « l'Empereur souverain des Tartres (Tartares t, r le grant Caan de Cathay envoya au pape Be- « noist XII de ce nom, en l'an de grâce mil trois « cens vingt et huyt, environ la Penthecouste, r et furent par le commandement du dudit pape a translatées eu latin, et du latin m françois « par frère Jehan le Long, etc. »
Voici le trxte de la traduction latine de la
la cité par force, et mirent tous ceulx de la cité à l’espée 4 que un seul n'en escliappa qui ne fust mort. En ceste maniéré fu toute la gent de ceste cité desconlite.
Or laisserons de ce et vous conterons d'une autre cité qui est appellée Siguy.