CHAPITRE CE
Ci disl de la cilé de Siguy.
Siguy (i) est une très noble cité et grande. Hz sont idolastres", et sont au grant Kaan ; et ont monnoie de chartre; et ont soie eu
CL. — » Ms. A. it/lcs; ins. C, ydres. Notre ms. A. reprend ici , au milieu du fol. 5g, la suite du texte. Le copiste commence en même temps à donner la forme du pluriel au pronom il, qu'il écrit Hz; ce pronom cesse d'ètro pour lui invariable.
4 Us les passèrent tous au fil de Cépée.
première de ces lettres : » Nos mittinms nuii- <• tium nostruni A*drkam Francura rmn quinet deciin sociis ad Papam Dominum christianum « (christiaoorum. ff'ndd. ) in Franciam ultra « septem maria, ubi solocridit, ad operiendum n \iam nuntiis saepe mitteiidi* per nos ad Papam « et per Papam ad nos ; et ad rogandum ipsum « Papam, ut mittat nobis suam benedictioncm, « et in orationibus suis sanrlis semper mémo- « riam faciat de nobis, et quod Alanot serm vitores nostros fi fias , J nos christianos babeat * recommendatos. Item quod adducant nobis ab « orrasu solis equos et alia mirabilia.
i Scripta in Cambalec in anno Bâti, meme « sexto, terlia die lunationis. »
l.'aimce du rat , du cycle mongol, correspondait, pour ce cycle, à l'année 1336 de notre ère. L’empereur mongol de Chine, auquel deux lettres du pape Benoit XII sont adressées d’Avignou, la quatrième année de son règne (en 1338) est appelé dans l'une, Cban SI : « Magnifico principi CHAH SI Imperatori Tartarorum de mcdio imperio ( Tchoùng koi te , ■ l'Empire du milieu »), graliam in preesetui, tfum per ducat ad glonam fittnro. » Ce Cbas SI devait être l'empereur Cltuit-fi le dentier de cette même dynastie mongole, qui commença son règne en 1333 et le finit en 1341. Il eut à peine le temps de recevoir la lettre papale, s’il la reçut toutefois, avant de descendre du Irène, et de céder la place
à une nouvelle dynastie , celle des Ming ( voir notre Description Je la Chine , t. I, comprenant l'histoire, p. 376}. Il est à présumer que les nombreux étrangers qui, sous le règne de la dynastie mongole, étaient entrés en Chine, et y avaient occupé de nombreux emplois, en furent chassés pnr la nouvelle qui se prévalait de sa nationalité chinoise ; et que les sectateurs étrangers de religions étrangères, le* ueslorien* et les catholiques, furent aussi expulsés à la même époque.
CL. - (I) M Sou-tchèon , chef- lieu du département de ce nom, daus la province de Ki an g- son (lat. 31° 23' 25" ; long. 1 18“ 08* 55". Voir notre Chine moderne, p. 67). Sous les Mongols, cette ville était le chef-lieu d’uu « circuit m que l’on nommait 2JÎ. ^ Cûng-
kiâng, le - Kiàttg pacifié » (Plitig-kiàng /où) dépendant du gouvernement de Kiang-tché. Mais, depuis le commencement de la dynastie des Tliâng jusqu’aux Soiing (618-960), elle porta le nom de Sou-tcheou. Pendant le régne de cette dernière dynastie, elle fut nommée P'ing-kiâag', mais il est probable que l'on continua de lui donner son ancien nom sous les Mongols (quoique, officiellement, ce fût P'ing-kidng loti), puisque Marc Pol la nomme Sigiu ( prononcé à l'italienne Sidjiou ), et que, comme on le verra plus loin, c’est bien la ville actuelle de