‹ Le livre de Marco PoloChapitre 127 sur 357 · CHAPITRE CU · texte numérisé non relu

CHAPITRE CU

Cy devise de la province de Quinsay qui e si chief de la province du Mani/i.

Quant on se part de la cité de Siungan et l’en a chevauchie trois journées par moult beau pais, trouvant villes et cliasteaux assez., adonc treuve l’en la très noble cité de Quinsay (i), qui vault à dire

(i) Le dernier paragraphe est ainsi rédigé dans le ms. C. :

« Et pour ce qu'il n’y a autre choce qui à conter face, nous partirons nous d'illec et vous dirons d'une autre cité que l’en appelle Vughyu , laquelle est grant et noble. El sont ydres, et sont au granl Kaan; et ont monnoie de Chartres, et ont grant quantité de soie et de niaintez autres marchandises; et sont marrhans et sages d'ars. Ore nous partirons de ceste cité et vous conterons d’une autre cité qui a nom Syangau; et est , ceste Cité de Syangan, grant et riche; et sont au granl Kaan ; et ont monnoie de Chartres, et vivent de marchandises et d'ars. El si y fait l'en cendaulz de plusieurs façons et assez; et ont venoîtODS assez. Autre chose n’y a qui à conter face; et pour ce vous conterons nous avant des autres citez, et ce sera de la très noble cité de Quinsay qui est la maistre cité de la province de Mangy. >

CLI. — “ Mss. A. B. Syangn, C'est ^ T, Koâng-kmng t fou, lat. 3i° ; long, i i8°37\

24"). Sous les Mongols c’était le chef-lieu d’un « circuit - du même nom ( Hou-tcheou /ou). La ville fut élevée à ce rang l'année 1276, et placée sous le gouvernement général du Kidng - tcké. Son circuit avait une population de 254,346 familles ; le nombre des bouches manque sur les registres, disent les historiens (Yuen sse, k. 62, fol. 2). Elle avait sous sa juridiction 6 « arrondissements - et 1 « canton ».

Selon la Section économitj/ie de l'histoire des Mongols de la Chine, le « grand lac » (fai /uni), d'où la ville de Hoû-tchêou lire son nom, est situé à 35 h (3 lieues et demie) au nord de cette même ville. Ou lui donnait anciennement une contenance de 36,000 king (230,000 hectares). Il est loin d'avoir aujourd'hui cette étendue.

- Hon-tchrou, dit Du Halde (t. I, p. 104), est une des plus grandes et des plus considérables villes de la Chine, par scs richesses, par son commerce, par la fertilité de ses terres, et par

la beauté de ses rau\ et de scs montagnes. La quantité d’étoffes de soie qu'on y travaille est inconcevable. Le tribut que pave seulement eu étoffes une des villes de sa dépendance, Te-tsinhie/iy monte à 500,000 taèls ou onces d’argent. *

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