‹ Le livre de Marco PoloChapitre 141 sur 357 · CHAPITRE CLU. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLU. S

Et sachiez, en vérité que ledit Messire Marc Pol, qui tout ce raconte, fu pluseurs fois envoies par le grant Kaan pour veoir le compte de

mûriers « on y voit que l’impôt qui les frappait était de trois espèces, selon l’importance des familles qui les cultivaient : celle du premier ordre, pour ceux qui cultivaient dix méou de terre ( — G ares G5 cent, chacun); celle du second, pour ceux qui en cullivaieut & ; et celle du troisième, pour ceux qui en cultivaient 3. Uu recensement de la population agricole dans tout l'Empire, fait sous le règne de Chi-tsou (Khoubilaï), donne h-s nombres suivants (Yucn-sse, k. 93, fol. G):

1* Chefs de familles II ,603,2# 1

2* Femmes, enfants n'ayant pas encore atteint l’àge viril, et vieillards , composant les boucha ( khiou ) 63,054,337

Le montant de l'impôt annuel, qui était trèsvariable, n'est pas donné.

La Iwse de l'impôt territorial varia beaucoup. Les historiens officiels nous disent {Yucu-sse, k. 93, fol. 7-8) que, dans le principe, la dynastie mongole suivit les règlements des Th an g, concernant cette matière. Dans l’intérieur de l'Empire, il y eut deux sortes d'impôts ou de taxes : l'uu était la taxe personnelle de tous les hommes valides {ting-chéut), l'autre l'impôt de la terre {ti-chout). Dans la province du Kiàng-nân ou établit uu double impôt : celui A' été et celui d’awtomne. Sous Tai-tsoung (Ogodaï), chaque famille payait 2 chï ou hectolitres de grain mondé

(millet et autres). Cela n'ayant pas suffi pour nourrir les troupes, on porta l'impôt à 4 chï ou hectolitres. On décréta ensuite que tous les membres valides d'une même famille payeraient chacun un impôt annuel de 1 hectolitre ; les colons (khid-tùtg) ; 5 ching ou litres; chaque homme valide des familles nouvellement établies : 1/2 litre; les enfants u’étaicut pas compris dans cette taxe.

Le sol cultivé fut divisé en plusieurs espèces, qui payèrent uu impôt différent. Chaque pièce ensemencée, de terre sèche, fut soumise à un impôt de 3 ching ou litres par méou (G ares 05 cent.); les terres irriguées payèrent 5 litres pour 1a même étendue (cela équivaut à 45 et 75 litres par hectare).

En 1280, il fui ordonné que tous les hommes valides d'une famille payeraient chacun un impôt annuel de 3 chï ou hectolitres de grains ; les colons v alides : 1 hectolitre. L'impôt de la terre resta à 3 ching ou litres par mrou (6 ares C5 cent.). Le premier de ces impôts, qui était rxorhitaul , fut ensuite diminué de moitié. Les variations qu'il subit successivement sont rapportées par les historiens chinois. Nous ne pouvons les exposer ici. Ce qui vient d’ètre dit suffit pour s'en faire une idee.

Le montant totul de l'impôt pour subvenir aux frais des examens est donné pour les années suivantes : 1263-12G5. Le voici :

12G3 En soie (né) 712,171 kin. = 427.302 kilogj.

i* En papier-monnaie (tchdo). . . . 50,158 tin g. = 4,211,850 fr.

1265 En soie (ssé) 1,053,226 kin. = 631,935 kilogr.

» En argent et papier-monnaie. . . 59,085 ting. =ss 4,431,375 fr.

■ En soie (ire) 1,096,489 kin. — 654,293 kilogr.

» En papier-monnaie ( [tchdo ) ... 78,126 ting. = 5,859,450 fr.

Les droits sur les marchandises de diverses uatures furent aussi très- variables et assez compliqués; ils variaient aussi selon les localités. Ou voit, dans les Annales ( Yuen-sst , k. 94, fol. 21), qu’à Chang-tou, la résidence impériale d'été, le droit sur certaines marchandises était de I pour 60, et sur les marchés de l'ancienne ville (de Péking), de 1 sur 40. Ces droits furent di-

minués dans les années tchaung-toung (1260- 1203). A Chang-tou, le droit fut réduit, pendant res années, à ne percevoir que 7 tsicn et 1/2 (5 fr. 62 c.) sur une valeur de 100 Udng (750 francs). La 26* année tchi-jouan (1289), à la demande du ministre Sang-ko l.in-ttin , les impôts sur les marchandises furent augmentés. L'excédant fut, pour la province tartare, de

ce que montentles drois et les renies du Seigneur, de ceste .ix'. (neuvième) partie qui montent, sans la somme du sel que nous vous avons

200,000 iing (15,000,000 fr.); pour le gouvernement du Kidng-ndn , de 250,000 (18,750,000 francs). Us furent encore augmentés les années suivantes. Les historiens chinois renoncent à donner les chiffres de toutes ces augmentations

de produits. Ils se bornent à reproduire ceux de la 7* année tchi-youan (1270), d'après les bordereaux arrêtés de celte même année. En voici le tableau (Kwwm, k. 94 fol. 21-23) :

Ta-lou (Pe-king) droits perçus par la direction douanière .

Ta-tou-ioà (circuit de)

CUang-iou (résid. d’été), objets détenus

Ib. direction douanière

Bing-ho-loù (circuit de Hing-ho) . .

Young-ping-loù, . . , ,

Pao-ting-loa

Kia-ùng-loi t .

Chun-tc-lou

K ouang-ptng-loù

Tchang-le-toû

Ta-ming-loù .

Siang-khing-ioù .

Wcï-hoeï-loû

Ho-kien-lou

T' oun g- ping -toù.

T'ottng-lchang-loû .

T si ning-loû

Tsao-teheou

Po-tcheou

Kao-thang-tcheou

T'ai-ngan-icheou

Kouan-tcheou.

Ning-hai-tcheou

Te-tcheou

Page 1