‹ Le livre de Marco PoloChapitre 166 sur 357 · CHAPITRE CLVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLVIII

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sages et vaiilans; et se parlirent atout leur atourdu port de Çaiton1, et de Quinsay ; et se inislrent en mer. Et tant nagierent 5 qu'ilz

1 Ms. C. Les mss. A. et B. Sarcon; corruption de Çaiton.

5 Naviguèrent,

ponais. Il n'y eut que trois hommes qui purent s'échapper et revenir dans leur pays (pour annoncer U nouvelle de ce grand désastre). >

Ou lit dans les « Fastes de la Chine » (Li tai ki uc nien piao, k. 07, fol. 13, v*), sous l'année 1 21*6 de notre ère : « Japon. Avant cette date, le Coréen Tchao-i et d'autres avaient dit au souverain mongol (Khouhilaï) que l'on pouvait ouvrir des communications avec le Japon, et que l'on ferait bien de choisir un exprès chargé de pouvoirs qui se rendrait dans ce pays. Par suite de cette communication, il fut ordonné au vice-président du ministère de la guerre, Hc-ii, de se rendre dans ce royaume en qualité d'ambassadeur accrédité (tin-uè). Muni de ses lettres de créance, il se reudit dans ce royaume, pour proposer au souverain de cet État de nouer des relations amicales avec. l'Étal qu'il représentait. ■

On lit dans le même ouvrage, sous l'année 12*2 : ■ Japon. Le roi de la Corée, sur l’ordre du souverain mongol (khouhilaï), fait parvenir (au souverain de cet Fiat) une lettre ofticicUe lui etijuignnul (Jôtg) d’ouvrir des relations amicales avec la dynastie mongole. Il ne fut |>as répondu à cette missive. »

Annie 1280. » Japon. Le Japon ayant assassiné l'envoyé impérial T* ou Chï-:choung et sa suite, un édit ordonne au « ministre de la droite », A-fse-kart, de réunir une année de cent mille hommes et d'aller attaquer le Ja|>oii. »

Même année. « Eu hiver, à la dixième lune, A Uc-kau est fait « ministre de la droite ». On envoie de nouveau une armée pour attaquer le Japon. •

[Développement]. » L'empereur avait , dans l'origine , envoyé un ambassadeur pour ouvrir des relations avec le Jupon. Cet ambassadeur ne fut pas admis. Alors il fut ordonné au conseiller et envoyé ï n-tou, de Foung-tcheou , d’aller attaquer le Japou. Manquant d'habileté, l’expédiditiou fut obligée de s'en retourner. On envoya de nouveau le vicc-présidcut du • ministère des

rites » , T* ou Chi-tchoung , en qualité d’ambassadeur prés de ce royaume. Il ne fut pas accueilli favorablement. On se saisit de sa personne, et il fut mis à mort. Lorsque la nouvelle en fut parvenue, il fut ordonné k A-tse-knn , nommé à ce sujet • ministre de la droite • ; i Fan H'en-hott, Houng Tdia-kieou, nommés aussi * ministres assesseurs de droite », et à d'autres officiers de la cour, en même temps qu'au gouverneur de la province centrale où réside la cour, de réunir une armée de cent mille hommes pour se mettre en campagne (contre le Japon). »

Annie 1281. « Japon. Celte aunèe, l'armée expéditionnaire fut détruite avec tous ses officiers à file P*ing-hou ( Firando ).

Mime année. « En automne , à la septième lune, A-tse-kan meurt à l’armée. A la huitième luuc, les géuéraux en chef abandonnent leurs troupes dans une ile au milieu de la mer et s’eu retournent. »

[Développement.] » A-tse-kan étant mort , un édit nomma A-tha-hai pour le remplacer. Il n’était pas eucore arrivé (à sa destination) que K ‘en- hou et les autres officiers généraux, en traversant la mer, étaient arrivés à l’ile de P,i"g“hou. Ils y avaient été poussés par des veuls violents, qui avaient submergé 1rs navires. Tous les généraux s’emparèrent des b&limcnls les plus solides, qui avaient résisté à la tempête, et les montèrent ; puis ils s'éloignèrent eu abaudoiuiaut leurs troupes, qui périrent au nombre * de plus de dix mille sur l’ile en question. Les restes de l’armée, s’étant ralliés, $c choisirent de nouveaux chefs; ensuite Us abattirent des arbres et eu construisirent d’autres batiments, sur lesque's un certain nombre d’entre eux essayèrent de rentrer dans leur pays.

» Aussitôt que les Japonais apprirent ce désastre, ils rassemblèrent un grand uombre de troupes, enveloppcreul les débris de l’armée et eu massacrèrent le plus grand nombre; ils n’épnrgiièrcnt qu’une dizaine de mille hommes des pro-

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vindrent en iaditte isle ; et descendirent à terre ; et prirent tout le

plain et les vilaiges” ; mais nul cliastel, ne nulle cité ne pristrent6

“ Ms. C. casons.

6 Prirent.

vinces méridionales (de la Chine), qu'ils réduisirent eu esclavage, Il n'y en eut que trois qui obtinrent la grâce de retourner dans leur pays (pour y porter la nouvelle du désastre de l'expédition). » Année 1283. « Il est de nouveau ordonné à Tchun, roi de Corée, et A-tha-'hai, de conduire une nouvelle année à l'attaque du Japon. » [Développement.] n Un édit fut rendu par lequel il était prescrit de faire une levée de marins dans chaque » Circuit » de l'empire, eu même temps que de construire cinq cents nouveaux bâtiments de transport. La population ne put s’empêcher de manifester son mécontentement T Inouï -hou o, conseiller de cour, dit que, dans le Kidng-ndn, il se formait des bandes de voleurs qui se multipliaient considérablement, et qui, toutes, provenaient des matelots levés de force et des charpentiers appelés à la construction de la flotte, le peuple n'ayaut plus de quoi subvenir à ses besoins; qu'il convenait de suspendre momentanément l’expédition du Japon. Un autre conseiller parla [dans le même sens; mais ces avis ne furent pas suivis. «

Il n'est plus question de cette expédition dans la suite des Annales (*).

Écoutons maintenant les historiens japonais. On lit dans les Annales des Dairi ou empereurs du Japon, traduites parTithsiug et Klaproth :

1268. •> Un ambassadeur des Môko (Mongols) arriva par mer à Taï saï fou. Il était porteur d’une lettre qui fut envoyée d’abord dans le Kouantô, et de là à Miyako. Comme cette lettre était conçue en termes grossiers, on n’y fit pas de réponse. »

1269. ■ Dans le murant de cette année, des ambassadeurs des Mû ko abordèrent sur un vaisseau coréen à T sou Sima (Tout ma tau), d'où ils emmenèrent deux habitants, nommés Tdtirô

C) On prtil au«M rouwltcr l'ouvrage r lu min mtilult ; 7VA<»« •A*. |1m pte», « Dnrri|«t>on dx (éln nuritiiiHi » df la OiIim-, «lao* laqurl la* relation» <Jr U Orna un U Japon awt rapporter-! >. 1.1 a vu- d. grand* datai U.

et Yatird. Les Môko les interrogèrent sur le Japon, leur firent quelques présents et les renvoyèrent. »

1270. • Dans le courant de cette année , l'ambassadeur des Môko, Ted riâ fit s (Tchao li.vng pi), arriva en Corée et demanda à être transporté au Japou. »

1271. « Au neuvième mois, l'ambassade des Môko, conduite par Teô ri A fils, mouilla à /maison (Kin Isin), dans la province de Tsikoiuen. Ce dernier remit une lettre à laquelle on ne fit point de réponse, de sorte que l'ambassade fut obligée de s'en retourner sans avoir rien fait. Cependant Yasîro l'accompagna comme ambassadeur. L'empereur des Môko (khoubilaï) l'admit en sa présence, le traita splendidement et le renvoya. -

1273. « Cette année, Teô rlà fit s (Tchao liang pi) arriva une seconde fois comme ambassadeur des Môko ; il ne put obtenir la permission d’aller ui à Miyako ni à kama koura, et fut renvoy é de Taï saï fou. »

1274. - Les Môko, offensés de ne pas recevoir de réponse aux lettres qu’ils avaient envoyées à différentes reprises, dépêchèrent, au troisième mois de cette année, deux généraux avec trois cents grands vaisseaux, trois cents autres de moindre grandeur, et (rois cents petits, montés par une forte armée destinée à attaquer le Japon. A la cour du Daïri, on adressa dos prières ferventes à plusieurs dieux ; du kouantô, ou envoya des ordres dans le Tsoukouzy de se pré[*arer à la résistance.

« Le dixième mois, la flotte des Môko mouilla à l'ile de Tsiou sima. Us y combattirent les Japonais. Les Môko furent défaits parce qu'ils manquaient de flèches; ils s’enfuireut de différents côtés avec leurs vaisseaux, et retournèrent chez eux après une perte considérable. »

1275. - Au deuxième mois, To set ttèou (Thon rhi tcbouog) arriva en qualité d'ambassadeur de* Môko, accompagné de quelques Coréciu.

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