CLXI. — » Sud-ours t; de l’arabe gharbyi
CLXI. — (I) Cyamba, ou Ciampa, est le nom que l’on donne encore actuellement à une province de la Cochinchine, située à l’est de celle de Bien-htM, laquelle, ainsi que celle» de Saigon et de My-tho, appartient maintenant à la France. Le nôm cochinchinnis de cette province de Ciampa est <?j'- J|||i P ‘in g chitn
tchin, et selon la prononciation du pajs : JJînh thouàn Ira n, ■ gouvernement militaire calme et soumis. »
Son nom ancien de Ciampa lui vient probablement de l’arbre nommé en langue sanrkritr : Tchampaka (le Michelin champaea, de Ixmrcini : .. arbor magna, tamis aseendcntilms, folia lanreolata, » etc.) qui a donné son nom à la chaîne de montagnes qui sé|tare cette province, au nord, du pays des Moi. C'était autrefois un royaume considérable, lequel, à l'époque de Marc Pol et delà dynastie mongole de Chine, comprenait toute la Cochiuchine.à l’exception du Toung-king, ou l’ An-nam proprement dit, qui formait un royaume à part (voir ci-devant p. 427). Vers la fin du quinzième siècle, le roi du Toung-king s'empara de ce royaume et le réunit à se» États. Le» anciens habitants de Ciampa se sont retirés dans les montagnes de la province de Blnh tluatan (à laquelle on conserve encore sur les cartes le nom de Ciampa), et ils ont ahundonué toute» Ira côte» aui Cochinchinois. Les restes de ces peuples ont conservé leurs anciens usages ; il» ont un chef de leur nntion qui est subordonné au gouvernement cnchinrhinoi* de la province de
occidental.
Binh thouan. Il avait, il n'y a pas encore longtemps, le titre de roi; mais il n’a plus maintenant que celui de ira // qui signifie « gouverneur », et parfois « gouvernement »,
On lit dans le Sort Huung kian tou , m Supplément à l'Histoire de» .Mongols de Chine « (k. 42, fol. 32 et suiv.) :
> Anciennement le royaume de Tchrn-tching (la (kwhincliine) formait la limite de Yûê Ic/uing chi (peuple cité dans l'histoire chinoise comme ayant envoyé une ambassade à l’empereur Yéo, 2353 ans avant notre ère, et une autre en 1110 avant la même ère, laquelle offrit à Tchiug-wâng des fai/ans blancs ; c'est à celte dernière que le célébré Tchéou-koung, oncle et premier ministre du roi, ofTrit, pour s’en retourner dans leur pays, un char |>ortant la figure d'uu homme dont la main montrait toujours le sud). O pays était aussi celui que, du temps des Thsin (255-203 avant notre ère), ou nommait Siéog-kiûn, « la principauté des éléphants »>, et le territoire de IJn-î , « des forêts sauvages ». Du temps des Han (202 avant et 220 après J.-C.) ce fut le « District de Lin-t », dépendant de la principauté du Jï-min, « midi du soleil » (par rapport à la Chine). A l’est, ce pays est baigné par la mer ; à l’ouest il est borné par celui de Koua-wa ; au midi il tourbe à Tchia-là (le Camboge) et au liôrd il confine avec le déparlemetil de Hodntcheou (Hoan-L-hàn) du l.4n-nàn (le Toung-kiug). De l’est à l’ouest il a 500 h environ d 'étendue (50 lieues), et du sud au nord 3,000 li (300 L). La ville capitale est éloignée de la mer de 120 ti