IÎ
un grant ruy du ]>a\s, el n'en fait treu à nulluy. Il/, sont ydolaslres. Ceste isle est de trop grant richesse. Hz ont poivre noir, nois muguelles1, garingal’, cubebes, girofle el tonies autres espices (a). En celle isle a bien grant quantité de navile H et de inarclians qui y achètent et aiuainent gratis marchandises dont il z rapportent grant gaing et proulht *. Et si vous di que le grant kaan ne pot 3 oncqucs avoir celle isle (3) pour la longue voie qui y est, et pour le coust
CLXII. — • Ms. B. gnnigal. Ms. C. garnig'd. — - 11 Ms. B, nrnie; ms. C navires. — c Ms. A. pourfit.
* Aoix muscades. — 3 Put.
H326, 1327, 1328, 1332. L'ambassadeur javanais, qui porta le dernier tribut, était aussi porteur d’une lettre missive écrite sur des plaques d’or.
l.e I*. ,Gaubü ( Histoire des Mongous, p. 218 et suiv.), copié entièrement par Dcgtiignes (///<loire des Huns , I. XVI, p. 186), et Mailla (t. IX, p. 430), rapportent, sur cette expédition, beaucoup de particularités qui ue se Irouveut ui dans le Thoung-kieu kang-mou, ni dans le Li I ai ki sjc, que nous avons eu notre possession, el que uous avons traduits le plus fidèlement possible. Nous ignorons à quelle source ees particularités ont été puisées.
I.es commentateurs de Marc Pol sont peu d’accord pour savoir avec laquelle des îles de l'archipel indien: Bornéo, Java, Soumit ra, on doit identifier Vite de Javva de Marc Pu!. Si les documents traduits ci-dcssus ne suffisaient pas pour reconnaître que c’est l'ile actuelle de Java, uue découverte récente, faite dans celte ile, ne peut, selon nous, laisser subsister aucun doute à cet égard.
Dans le courant de l'année 1837, on a trouvé enfoncées en terre, mais dans des endroits différents, de la résidence de Sourabaya, ile de Java, des plaques en cuivre jaune, ayant la forme de monnaies ou médailles. Des empreintes de ces médailles furent envoyées à la Société asiatique de Paris par M. Netsclier, secrétaire de la Société asiatique de Batavia, pour en demander l'explication. Celui qui écrit ces lignes fut chargé par la Société asiatique de Paris d'examiner ces médailles; son Rapjturt se trouve imprimé dans
le Journal de la Société (année 18C0, t. I*r, p. 321-337), avec des fac-similé desdites médailles. Il reconnut que l’une d'elles avait été fondue en ('.bine, dans la période des années 1308 à 1312 de notre ère, et portait, sur une de ses faces, en caractères patste-pa (inventés sur l’ordre de khoubilaï par le lama tibétain de ce nom, pour transcrire l’écriture chinoise avec cet alphabet imité des alpha!>els tibétain et sanskrit) : ta y juin thoung 6a d, c’est-à-dire î « valeur précieuse circulante des grands Yuen ou Mongols. » C’est, jusqu'ici, la seule monnaie de ce genre trouvée par des Européens ; et sa découverte daus Pile de Java prouve au moins que des relations de la Chine avec cette ile, à l’époque de la dynastie mongole, ne furent point imaginaires.
(2) L'un des principaux motifs que donne Marsden (n. 1 180) pour croire que l’ile de Jas va de Mare Pal est Bornéo, c’est que la première « u'esl pas renommée pour produire de Pur. » Il n’est pas question de ce produit dans notre texte, mais seulement de poivre noir, noix muscades, cubé 6e s , girofles et autre» épices, lesquels produits sont bien en abondance dans l'ile de Java. Toutefois lu Géographie impériale citée (art. Koita-wd) énumère l’or, l’argent, les vraies perles, tc/u'u (chou, les cornes de rhinocéros, les dents d’éléphants, les écailles de tortues, des piaules odorantes de toute espèce, le diamant, etc., comme des produits de Koùa-*a (’ Tchào-wa ).
(3) On voit par cette phrase que Marc Pol avait connaissance de la non-réussite de l’expé»
qu’il couvendroit au nagier *. Li marchant de Çavton et du Mangv en traient 5 chascun an grant avoir.
Or vous lairons de ceste isle et irons avant.