CHAPITRE CLXIII
Cy devise de l'isle de Sandur et de celle de Condur .
Quant on se part de Cyamba * et on nage .vii.c. (sept cens) milles contre midi1, adonc treuve l'en deux isles : I une grant, et 1 autre meneur. L’une a nom Sandur et l’autre Condur (î ). Et pour ce
CLXIII. — » Ms. A. : • Quant on sc part de la grant isle de M c». » Ms. B. : ■ Quant on te part de Mva. . Ms. G. : « Quant l’en se part de la grant isle de M a. . — 1 Ms. C. entre midi et gurbin — par le sud-sud-ouest.
\ j a, use des frais et des difficultés qui sunitndraient dans la navigation. — * Tirent .
dit ion envoyée par Khouhilaï Kliaànrontre Java; ce qui placerait son départ de la Chine après 1292, ou à la fin de rette même «innée.
Maçoudi a parlé de Java, sous le nom d’Lnipire du Maha ràdja « grand roi n des îles, à peu près comme Marc Pol. « Ce roi, dit-il (trad. de M.M. Barbier de Meynard et Pavet de Courleillc, t. l",p. 3 H), « commande à un empire sans lits mites et à des troupe* innombrables. Le bâti- « ment le plus rapide ne pourrait faire en deux
* ans le tour des fies qui sont sous sa domi- « nation. Les terres de ce prince produisent « toutes sortes d’épices et d'aromates, et aucun « souverain du monde ne lire autant de richesn ses de son pays. On en exporte le camphre, l’n-
* lois, le girofle , le bois de sandal, l'arec, la
* noix muscade, le cardamome, le cubibe , ainsi •t que d’autres produits que nous ne roeutiouuc- ■ rons pas. »
Gel auteur arabe écrivait dans le dixième siècle de notre ère.
Mais la mention la plus curieuse peut-être, sinon la plus véridique, de l’ile de Java, est celle d’Odéric Mathiuxsi, déjà cité ( Histoire menet .- Ituse, etc., feuillet 69) :
* Près de ce royaume (Sinohom), est une •« isle qui a nom Java (lïmpriuié porte à tort « Jana), qui a bien trois mille milliers de tour.
« Le roy de celle isle a sept roy* tous cou- « ronnez. Geste isle est moult habitée, et est •« la seconde meilleure qui soit en tout le monde.
« On y trouve le* doux de giroffle, les cubèbes,
■ noix muscades et plusieurs autres espions qui « y croyssent, et toute aultre manière de vivre n eu très grand habondauee, fors vin.
« Le roy de reste lie demeure eu ung mer- « veillenx palais et très grant. Les degrez sont « tellement failz que l'uug est d’or, et l’autre
■ d'argent; et du ]»avement aussi. Aussi le* « murs sont couvers de platines d’or; et sont en « ce |>alaiz entaillez hommes à cheval à fin or. « Tous chevaliers ont entour leurs chefs cercles
* d’or , comme nous faisons diadèmes. El ce» « cercles de ces chevaliers sont tous de pierres « précieuses. Les couvertures de ce palays sont « toutes d’or pur ; et brefvemeul, c’est le plus « riche palais et le plus liel qui soit ; en tout le
* monde il n’y a son pareil. Le grand Can de
* Galba y, qui est le souverain empereur de toi» « les Tartres, a souvent ineu (porté) guerre à n ce roy cy ; et souvent à luy s’est assemblé à « bataille; mais ce roy l’a lousiours vaincu et « descoufit. »
CLXIII. — (I) Les commentateurs de Marc Pol se sont évertués à rechetcher quelles pouvaient être ecs îles indiquées dans une direction