CLXV. — * Polaire. — * AV s’y montre pas sur l’horizon
ment des drus langues précédentes, les dialectes de Alc/ieh, de Redjang et de Ltmpong.
(3) Soumatra est 1res- riche eu toute sorte de productions naturelles; il serait trop long de les énumérer ici.
(4) l.’ile de Soumatra étant coupée en quelque sorte en deux parties égales par la ligne équinoxiale, l'étoile polaire ne peut être aperçue par les habitants de la partie du sud , et rarement par ceux de la partie du uord.
(5) Ce royaume était évidemment situé dans la partie nord-ouest de l’ile où est aujourd'hui le territoire que l'on nomme Tatuljoug Perlai, selon Marsden (note 1200) et scion M. Dulaurier {Étude sur ta Relation des Voyages faits par les Arabes et les Persans dans P Inde et à la Chine ; Journal asiatique» année 1816); « les habitants, ajoute ce dernier, «pic les marchands sarrasins avaient convertis à ta foi de Mahomet, ne peuvent être que ceux de Pasey , ville située non loin de Tadjong Pcrlac, et où l'islamisme fut toujours durissant .
« Ces indications, en nous transportant dans le pajs des Battas, au sud de Pasey et de Tandjong Pcrlac, nous autorisent à y chercher les raunibalrs du marchand Soleyman et de Marco Polo. La notion d’un peuple anthropophage , vivant sur ce point du globe, remonte, à ce qu'il parait, à une très-haute antiquité, puisque Ptolésée met dans le voisiuage «le la péninsule malave ses vr,<5ot îpü; àvôptoïîojaywv (VIII, 2, S 27). Cette horrible coutume des Italtns a été décrite par tous les voyageurs européens qui oui eu occasion de les connaître. - In una parte « délia sopraditta isola ebe rhiamano Batech •< J" Rat ta* en malays) gli abitalori man-
« giano carne humana, » dit Nicolo di Conti ( l'tagi , en 1450, dans Hamusio, 1. 1, Toi. 339). Mais il résulte des informations soigneusement recueillies par Marsden {Hislory of Sumatra, p. 302 et suiv.) que l'anthropophagie des Battas ne s’exercait «pie sur les prisonniers de guerre et n'était pas habituelle chez ce peuple. »
Marsden fait aussi observer que le Perlak des Malays est prononcé hcr lu k par les Arabes, qui n’ont pas de lettre pour représenter U* />; ce qui explique pourquoi Marc Pol a écrit Ferler, et Kcllec, par l'assimilation de IV avec t, accoutumé qu'il était à entendre l'arabe, et même à le parler.
« L’assertion de Marc Pol , ajoute Marsden , que, à sou passage dans cette île, vers 1291, « il y avait des mahométans, » est pleinement justifiée par l'autorité des Annales des princes de Malacca, qui rapportent que, daus la Péninsule, rétablissement de la religion uiabouiélane eut beu pendant le régne d'un roi qui monta sur le trône en 1276 et mourut en 1333. » C'est <*e qui aura donné lieu aux historiens chinois, en décrivant l'ilc de Java, de placer uu royaume «le Ta-cht ou d'Arabes, à Y ouest de cette même île, de même quÈ des Tadjikt ou Persan» vers la lin du deuxième siècle de notre ère, à cause de leur navigation dansées parages.
Quant A «*e qui concerne les croyances du peuple en question, Marsden cite, à l'appui du «lire «le Marc Pol, ce passage de Irndovirn ÜarllieiiiA, ronrernaut les habitants de Java : « I,.h « iede loro è quesla; alruni adorano gli nloli « rouie fanno in Calicut, e alruni sono ebe a adorano il sole; altri la luna, molli adorauo « il bue : gran parte (a pnma cosa che scontrano n la matfina. » (Rannivio, t. 1, p. 168.)