CLXVI. — * Couvrent. — * Idolâtres. — 3 Sondai
vins en une isle qui a nom üiniorv. Ue là perdisnirs la veue de la trnnonlnne; rar la terre nous eu tollist la veue. En reste isle faict si grant rhault que tous y vont nui hommes et femmes, sans riens avoir couvert. 11/ se tmffoirnt (m<>tjtnucu'i de tnoy, et disoient : * Le dieu Adam fut « tout nud, et loy par la malle volonté, te veuk « veslir. •• Eu ce pays toutes les femmes sont communes : si que nul uc peult dire : - C'est ma femme »; mais quant une femme est accouchée d’ung enfant, elle le donne à celuy à qui elle veult de cculx avecques qui elle a jeu. Et celuy est nommé père de celuy enfant. 1a* pays est tout commun ; si que nul ne peult dire . « Ccste terre, • ou reste maison est myeunc *. Peu de choses ont ils en cspérial (en propre).
m Geste terre est treshonne, car il y a Iresgraut planté de chairs, de liiez, de riz, d'or, de clous de girofles, et de tous aultres biens. Les grus y sont Ircsmauvais et tresrruclz. Hz monguent chair humaine. Les marchaus des est ranges pays y portent les en fa ns pour vendre. Et quant ces gens cy les ont arheplez, ilz les tuent et meugurnl. Plusieurs nultrrs choses Ireuve ou en reste isle, lesquelles ie nWriplz point icy. .*
Les îles Nicobar sont au nombre de trois: Nancoury (le Recourait de Marc Pol), Car Nirobnr ou la grande Nirobar, et la petite Nicobar. Elles sont situées dans la partie sud-est de la baie du Itengalc, entre G° et 10" de latitude nord, à peu prés à nue égale distanre de la pointe nord-ouest de Souinatra et de la petite Andaman. Elles «ml en général montagneuses. Leurs principales productions sont les noix de cocos et le bétel.
CLXY1I. — (I) Nu) doute ne peut exister sur l'identité de l’ilc nommée Angamanain par .Marc Pol, avec l'une des îles Andàmàn, si-
tuées au nord-ouest des îles Nicobar. La description qu'en fuit Marc Pol s’accorde en général avec ce que l’on sait de ces îles AndAmân.
Le marchand arabe Solcynian les avait déjà reconnues quatre siècles avant Marc Pol. « Audelà des îles Lendjelialous, dit-il (traduction de M. Rcinaud, p. 8), sont deux îles, séparées par une mer. et nommées Andaman. Les habitants de ces iles mangrnt les hommes vivants; leur teint est noir, leurs cheveux sont crépus, leur visages et leurs yeux ont quelque chose d’effrayant. Ils ont les pied» longs d'environ une coudée. Ils vont nus et n'ont pas de barques.