‹ Le livre de Marco PoloChapitre 205 sur 357 · CHAPITRE CLXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXIX

treuve l’en les perles k moult grosses et moult belles ; et vous dirai comment on les treuve.

** Ms. B. Le ms, A. pelles.

Tchùlas, dans le onzième siècle; 4* l'identification probable de Sundara l’âmliyan, par lequel les Djainas (quelquefois nommés bouddhistes d’une manière erronée) fureut finalement chassés de Madura, et que M. Wilson a placé dans le huitième ou le neuvième siècle de notre ère, avec le roi « Souder ltandi », que Marc Toi dit avoir régné dans 1a partie sud de la pèuinsule, à l’époque de sa visite dans l'Inde, au milieu du treizième siècle (en 1280-1281). Le même Sundara Pândiyau est placé par les auteurs indigènes hindous quinze millions d’années avant l’ère chrétienne ! »

Nous avons trouvé dans une Notice sur le Maabar, publiée par les historiens officiels chinois de la dyuastie mongole de Chine ( Yuen-ste , k. 210, k. 1 5-17), la confirmation la plus inattendue de l’exactitude du récit de Marc Pol. L’importance de cette notice, au point de vue historique, et en l'absence presque complété de documents de cette nature pour l’époque en question (qui précéda do bien peu la conquête que fireut des anciens roy aumes hindous de la péninsule les sultans mahométans de Delili), nous a engagé à en donner ici la traduction iutégrale.

« Rovaimks dc Ma-PA-‘kd. Parmi tous les royaumes étrangers d’au-delà des mers, il n’y eut que Mà-pà-'rh et Kiù-tàn (le « Coilum » de Marc Pol, chap. CLXXtv) sur lesquels on ail pu parvenir à établir une certaine sujétion; mais surtuut Kiù-tàn, car ensuite le Mà-pa-'rh interrompit quelque temps ses rapports de soumission.

» De Thsiouau-tcheou (port du Fo-kien) à «e royaume (de Kiù-tàn), il y a une distance de cent mille U (10,000 lieues!); et de ce royaume même (c'est-à-dire du port où l’on aborde) pour »e rendre à la ville royale , A-pou-" hà-ta ( Kôtlàra ? ), on peut faire le trajet en quinze jours, par la voie marine, quand les vents sont favorables. En comparaison des autres royaumes, celui-là est très-grand.

• Pendant les aimées idù-youan de Chi-lsou (Khoubilaï : 1264-1204), le ministre assesseur

de la gauche, gouverneur de province, So-to, et autres, reçurent des lettres revêtues du sceau impérial, au nombre de dix, pour avertir tous les Etats étrangers, qui ne s’étaient pas encore prononcés, d’avoir à le faire. Tchen-tching (le royaume d’Au-nam) et Màpa-'rh présentèrent des suppliques dans lesquelles ils se qualifiaient d’Etats « protégés». Mais Kiù-tàn et tous les autres royaumes, qui n’avaient pas encore fait leur soumission au gouverneur de province, se concertèrent et envoyèrent des ambassadeurs, au nombre de quinze, pour exposer leurs raisons. L’empereur (instruit du fait) dit alors : « Ce « n’esl pas là ce que So-io et autres ont été cbar- ■ gés de faire connaître de ma part ; s’ils (les - Etats étrangers) ne voulaient pas se conformer » à ce que j’ai ordonné , ils ne devaient pas se « permettre d’euvover des ambassadeurs. »

» Le IC* année (1279), à la 12" lune, le commissaire pour la répression de la rébellion à Kuudng-ioùng (Canton) , Ta-lou-ko-tsi , envoya Yang Thing-pï en mission pour inviter Kiù-tàn à faire sa soumission. La 17* année (1280), à la 3" lune, ce| envoyé arriva dans ce royaume, la* roi de ce même royaume, Pi-na-ti , ordonna à son frère cadet, Kang-na Kio-pou-tà-moii, d’examiner la lettre, écrite en caractères arabes ( hoei tioei lieu), dans laquelle on invitait à la soumission. Thing-pï, en la présentant, engagea le roi d’envoyer, à l’avenir, des ambassadeurs apporter le tribut (à la cour mongole).

« A la 10" lune, Ko-ldia-'rh-ho-ya reçut le litre dc « commissaire envoyé paciGcateur » au royaume de Kiù-tàn , chargé d’accompagner Ttung-pï pour aller faire dc nouvelles représentations. La 18* aimée (1281) , à la première lune, ils s'embarquèrent à Thtiouan-lchèou, naviguèrent pendant trois lunes, et atteignirent la montagne Seng-kia-ye (Ceylau). Les hommes du uavire, Tdùng-ichin et autres, par suite des vents contraires, et manquant de provisions, formèrent le projet de se rendre au royaume de Mà-pa-'rh, quelques-uns leur avant fait croire faussemeut qu’ils rencontreraient beaucoup

Or sachiez que il a en ceste mer un golf' entre l’isle de Sedan et la terre ferme. El entour ce golf n’v a d’aigues que de dix à douze pas;

« M». C. gtauf.

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