‹ Le livre de Marco PoloChapitre 206 sur 357 · CLXIX. — » Eau · texte numérisé non relu

CLXIX. — » Eau

d’obstacles, dans leur navigation, pour pénétrer jusqu'au royaume de Kiù-ldn, ils suivirent cet avis. A U quatrième lune, ils arrivèrent au port de commerce, nouvellement établi, du royaume de Mi-pa-lrh, et montèrent sur le rivage. Le ministre de ce royaume, Ma-yin-ti, dit aux chefs de l’expédition « qu'ils étaient les bien-venus;

• que lorsque des navires de sa nation étaient > arrivés à Thsiouan-tcheou, le premier magis- « trat de la cité leur avait accordé toute sa pro- « teclion, avait eu toutes sortes de soins et d’p- « gants pour eux, et n'avait voulu en recevoir

• aucune rétribution. Dans la circonstance ac-

• tuelle, il demandait ce qu'il pouvait faire « pour eux. »

« Sur cela , Thing-pï et les autres officiers présents lui exposèrent comment ils étaient arrivés, dirigés par de fausses indications. Mà-yin-ti leur fit aussitôt connaître qu’il ne comprenait pas leur langage, et qu'ils eussent à s’entretenir dans une audience avec son sous-secrétaire d’État, Pou-a-ti. Ayant exposé à celui-ci comment ils avaient été faussement écartés de leur route, Pou-i-li s'entendit immédiatement avec eux sur ce qui concernait leurs affaires.

■> A la cinquième lune, deux hommes, de bon matin, sr rendirent à la salle d’audience du conseil. Un homme caché derrière un paravent ordonna à son officier préposé (pour servir d’interprète) d’exposer ses sentiments (aux visiteurs) dans tonte leur siucérilé, en les priant de les transmettre à leur cour. « Nous désirons (dit « alors l’officier interprète) de tout notre corur « d’être les esclaves soumis de l’empereur (*ô I ■ sin rouan *'ti koàng-ti nou)\ notre envoyé, « Ttho-ma-li-ting, s’est rendu à la cour (mon- « gole); notre grand Pt-Pou tchl fou Souda - « tdn (*) ( Pandou déva Soundar, le « chef divin « des Pàndions? ») lui annonce les changements

• qui se sont opérés parmi les chefs (Souàn-tân)

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« de cet empire (les Tchdlas ou Soda, voisins a des Pindions, venaient de s'emparer d’une ■ grande partie de leurs États) , et qu’il fait « opérer un recensement de tout ce que nous « possédons en or, en argent, en territoires, a en produits, en femmes et enfants ; qu’en « outre, nous désirons être mis à mort si nous « avons employé des paroles trompeuses pour • nous dispenser de faire ce qui nous est de- « mandé. »

« Sur ces entrefaites, les Cinq frères , chefs chacun d’un État séparé (*), s'étaient réunis pour n’en former qu’un seul, et s’étaient concertés pour contracter une alliance armée avec Kiù-ldn. Ayant entendu dire que des envoyés de l’empereur de Chine (thién ssé, litt. des « envoyés célestes n) étaient arrivés dans le pays, ils s’attachèrent à répandre le bruit devant 1a foule que leur royaume était pauvre, déuué de tout, depuis, ajoutaient-ils faussement, que tous les royaumes mahométans l’avaient dépouillé de son or, de ses perles, dos objets précieux de toute nature, pour les transporter dans les leurs; le peu que les mahométans avaient laissé saus l’emporter, des marchands étrangers étaient venus l’acheter.

- Dans cet intervalle, tous les royaumes (maritimes de ces parages) étaient disposés à faire leur soumission, si Mà-pa-*rh se soumettait luimême. Notre envoyé était spécialement chargé d'une lettre missive dans laquelle il était dit que lui, envoyé, était revêtu de tous les pouvoirs nécessaires pour recevoir leur soumission. En même temps, Ko-tcha-( rh-ho-ya avec Thfog-pT, n'ayant pu arriver, à cause des vents contraires, jusqu’à Kiù-ldn , prirent le parti de retourner (en Chiue). Ko-icha- ‘rlt-ho-ya revint à la cour (mongole), où il rendit compte des affaires dont

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