‹ Le livre de Marco PoloChapitre 219 sur 357 · CHAPITRE CLXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXXI

Quant les en fans naissent, il sont tuit noir; mais pour ce qu’il les prisent plus tant connue il sont plus noirs, il les prennent quant il naissent, et les oignent chascune semaine " d'uille de suscinan 1 1 ; si qu’il deviennent si noirs comme dyables. Encore font il leur diex ° noirs et leurs deables blans; et font paindre leur ymages de leur sains tretouz noirs.

Quant il vont en ost p, pour ce qu’il ont grant foy en buef et le tiennent pour sainte chose, si prennent du poil des buefs’ sauvages, et le lient au col de leur cheval. Et se il est homme à pié, il met de ce poil à son escu ou à ses cheveus ineismes; si que, par ceste raison, est ce poil chier. Et en y va assez; car nul qui va en ost n’est asseur l3, se il n’a de ce poil de buef. Car il croient que, par celui poil, chascun, qui l’a, soit sauvé en la bataille.

Or vous ai conté de ceste province de Maabar une grant partie ; si nous partirons de ci atant et vous conterons du royaume de Mutlili, si avant, si comme vous pourrez oïr et entendre.

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