CLXXIV. — 1 Sud-sud-ouest
Thomé, d’où il fait une excursion à l’occident pour parler du royaume de Lar (cli. CLXXii), situé dans l’intérieur de la péninsule, et qui s'étendait jusque sur la côte du Malal>ar. Après avoir décrit, non le pays, mais lesmu-ursdes habitants de ce dernier royaume, il nous ramène à sou point de départ, sur la côte du Maabar, pour suivre cette côte daus la direction du sud, et doubler ensuite le cap Cwnoriu. C’est en suivant cette direction qu'il {varie du port maritime de Cad et du roi de cette contrée qui était l'un des « cinq frères - dont il a été question. Le portrait qu’il fait de la mère de ces « cinq frères « n’est pas la partie la moins curieuse de son récit. C’ctail, dans son genre, une Comélie indienne, qui défendait la cause du peuple à sa manière, en empêchant ses cinq fils de le miner par les guerres qu’ils étaient disposés à se faire entre eux.
CLXXIV. — (1) Ku partant de Cail sur de* bâtiments de guerre ou marchands, et en se di-
rigeant par le sud-sud-ouest, comme le dit Marc Pol, pendant une traversée d’environ» ciuq cents milles » (en s’éloignant de la côte pour éviter les écueils et pouvoir profiter des vents), on arrive ensuite au port, très-fréquente alors, de Codant,
nommé par les Chinois im Ktû-ldn, pai-
les Arabes Koulem ou Kaoutem, et par
les indigènes Koliam. Celte ville maritime figure sur les cartes européennes sous le nom de Quilon, Colum, etc. Elle est située sur la côte du* Malabar, à 8** 55' de lat. N. ; et 74° 13' de longitude E. C’était anciennement une des villes les plus importantes de la province, et elle est encore une pluce de marché considérable pour les indigènes.
Il en a déjà été question dans la notice sur le Maabar que nous avons traduite du chinois et dounée précédemment (p. U03-C04). Ou lit dans