CLXXVI. — * Familiers , plus fréquentés
Cannanore, que se trouve la possession française de Mahé,par 10° 42' delat. et 73° 10' de long. E. Ce comptoir fut fondé en 1722.
(2) Par idolâtres, il faut entendre ici, comme dans toutes les contrées de l’Inde, des populations qui pratiquaient les religions idol&triques de l'Inde: le Brahmanisme, le Sivaïsiuc,leYichnouïsmc, et même le Bouddhisme et le Djaïnisme qui s c sont conserves longtemps dans la partie méridionale. 11 est à croire que, dans l’Etat en question, c’est le Brahmanisme ui dominait.
Quant au langage, deux idiomes sont actuellement en usage sur la côte du Malal>ar : le Ma- Inyalam et le Kanarese, qui font partie du groupe des langues drâvidiennes ou d’origine scythique. Selon M. Gnldwcll ( Comparative Crammar of the Drdvidian , or Soulh-Indian family of langnages , p. 4 et suiv.) les idiomes du sud de l’Inde, que parlent aujourd'hui les populations de ces contrées, se répartissent ainsi :
1° J a- tamil , parlé dans toute la vaste plaine du Camatic nu contrée au-delà des GhAts, de Poulicatau cap Coiuoriu, et des Ghâts ou chaines des montagnes centrales du sud de l’Inde , jusqu'à la haie du Bengale. Il est aussi parlé dans la partie sud de la province de T rav aurore, sur le versant occidental des Ghàts, du cap Comorin jusqu’au voisinage de Trivandrum ; et dans les parties nord et nord-ouest de Ceylan où des Tamilicus commencèrent à former des etablissements, dès avant Père chrétienne, et d’où il» ont graduellement éloigne les Cinghalais.
* Fleuves. — • 3 Ports de refuge.
2° Le télougou , appelé aussi télingou , est Van dhra des livres sanskrits, nom mentionné par les géographes grecs comme celui d’une nation habitant sur ou près du Gange. Le « télougou » est parlé tout le long de la côte orientale de la Péninsule, depuis le voisinage de Poulicat, où il a supplanté le tamil, jusqu'à Tchicacole, où il commence à céder la place à Vouriya. Anciennement le télougou parait avoir été parlé, dans le nord, jusqu'aux bouches du Gange. Cela parait évident tout à la lois, et par 1rs limites géographiques assignées par les géographes grecs au territoire des And h ras, ou Télougous du norJ, et par plusieurs noms de lieux mrutiounés par Plolémée, et qui sont reconnus comme étant purement télougous jusqu’à ces mêmes bouches du Gange.
3* Le kanarese , proprement le kannadi , ou karndé aka , qui est parlé sur tout le plateau du Maissour (que l’on nomme dans les livres anglais Mysore) et dans quelques districts occidentaux du territoire du Nizam, aussi loin au nord que Bidrr. 11 est parlé aussi (avec le maiaydtam, le toutouva et le konkani , mais d’une manière plus étendue qu’aucun d’eux) dans le district de (aman, sur In côte du Malakvr, district qui constituait primitivement la contrée dcToul'uuva mais qui fut soumis pendant des siècles au gouvernement de princes Kanarésiens, dont il a emprunté le nom sous lequel cct idiome est aujourd’hui connu.
4° Le malaydCam , oti - malayAr'ma, » est