‹ Le livre de Marco PoloChapitre 243 sur 357 · CHAPITRE CLXXVHJ · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXXVHJ

L’en adoube 11 moult grant quantité de cuiran 11 en ce pays, en cliascune maniéré ; et cuir de bec ,s, et de buef, et de bugle et de bues ' sauvages, et de unicornes, et de maintes autres bestes *. Et y en adoube l’en tant, que on en charge chascun an plusieurs nefs, qui vont par Arabie et par autre part. Et si y fait on moult belles oeuvres de cuir vermeil entaillié à oiseaux et à bestes moult belles et cousues de fd d’or “ et d’argent 1 moult soubtilement. Et sont si belles que c’est une merveille à veoir. Et si en y a de telles qui valent bien dix mars ‘1 d’argent (7).

f Ms. B. buefs. — K Id. et (Vautres manières de bestes. — Ms. A.

** Tanne. — •* Cuirs, du Int. cnrium ; le de la S. G. porte bee, qui a été expliqué et le ms. de la Crusra becco , mots qui tous

ment dans les diverses provinces de ce vaste empire. Quelques personnes prétendent que ces trois variétés sont vivaces; les Indous uc les connaissent que pour être annuelles. Ceux qui ont une opinion diflcrente se fondent sur ce que l'on cultive dans quelques lieux des cotonniers qu'on tire de Surate (dans le Goudjarat) et de Siam, qui atteignent l’tin et l'autre à la hauteur de se /U à huit pieds, et qui sont très-branchus. Ce qui a pu induire en erreur les Indous, dit-on, c'est leur pratique de renouveler, tous les ans, leurs plantations de cotonniers, pratique qui ne laisse pas le temps à ces arbrisseaux de prendre tout l'accroissement auquel ils parviendraient indubitablement si ou ne les arrachait, et qui est le résultat des anciennes méthodes suivies dans ce pays. *

a II y a beaucoup d'espèces de cotonniers, dit Cbarpenlier-Cossigny ( Voyage à Canton, etc., Paris, an vil, p. 347) ; les unes sont annuelles, les autres vivaces ; les unes petites, les autres treshautes et très^touffues. Ces dernières ne réussiraient pas dans un climat froid . Dans quelques parties de l'Inde on cultive un cotonnier vivace. Cependant il est arraché tous les ans. Apparemment que le premier rapport est plus abondant ou d’une qualité supérieure. Plus les arbres sont vieux, plus le coton est fin, mais en revanche plus les brins sont courts. -

ms. C. eu rien. — Bouc. Le texte français par mouton. La version latine porte becho, deux veulent dire boue, chèvre. — *4 Marcs.

Le coton se nomme en sanskrit karpàsa , (erioxylon) , que les Grecs et les Latins ont fait passer dans leur langue en écrivant ce mot xdptîïgo; et car la sus. C'est donc à tort, comme nous l’avons déjà fait remarquer depuis longtemps, que les lexicographes et les traducteurs rendent ces mots par lut , étoffe de lin , au lieu de coton, le Un te nommant en sanskrit oumd et kchoumd, et le chanvre bhangd.

(7) Cette industrie parait un peu abandonnée aujourd'hui, mais elle était tré$-ilorissaule du temps de Marc Pol , époque où les navigateurs arabes fréquentaient beaucoup res parages. Linschooten, cité par Mnrsden, et dont les voyages dans l'Inde commencèrent en 1533, parlant de la région de l'Inde située entre le Goudjar&t et l'iiidus, signale les manufactures de cuirs ouvrés en ces termes : - Ex corio item pente qtunlam « facta, floribusqtie ex hysso variis coloribus or- « nata. Hisque utuntur in tapelorum vicem, et • leclis mensisque impouunt. » (N'avig. ac Itiu., cap. vil, p. 12.) 11 n'y est pas fait menliou de la préparation des peaux ; mais le U* Buchanan, dans le cours de son voyage dans les parties centrales de la péniusule , décrit minutieusement les procédés employés par les indigènes pour préparer, tanner et teiudre, non-seulement les peaux de chèvres et de moutons, mais encore les cuirs de bueufs et de buffles (vol. I, p, 227).

Autre chose n’y a en ce royaume qui à conter face. Si vous conterai, ci avant, d'un autre royaume qui a à nom Tanaim

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