CLXXIX. — “ RU. B. treuage
Enfin Linscbooten (lit encore : « Eadcni arte « stragula faciunt serico filo exornala, et acu « picta.... lertica ludica, inulierum sellas, alia- * que minuta. « C.ap. IX, p. 13.
CLXXIX. — (1) Ce nom tle Tanaim ou Tanamy, comme portent nos manuscrits, est orthographié Tima et Tana, dans le texte français de la Société de Géographie (p. 220), Tltama dans la version latine (p. 407), et Tana dans l'ancienne version italienne de la Crusca (édit.
B. Boni, p. 192). Ce nom est écrit Tânah,
dans llm Ratoutah (éd. citée, t. Il, p. 177), où il est dit : • Cette ville (Aden) est le port où ahor-
■ dent les Indiens; de grus vaisseaux y arrivent
■ de Cainbdie, Tânah, Caoulem (Coulant) , Kà- « likoùth (Calicot), Faudaraïnah, etc. « Aboulféda écrit aussi Tânah : « Pcregriuator quidam « ait T à nam Guzeratie urbem in ejus [tarie b orientali jacere, occidenlem versus a Malaba- « baria. Ibn Said tradit, tant extremam 1-ârica* b terræ (royaume de Lir ; voir ci-devant, p. b C31) urltem esse, mereatoribus celeberrib main ; ejus litoris inrolas Indos omnes simub lacra veuerari; at inter eus etiatn Muslimos > habitare. Eam in litore si tant esse dicit Birû- « nius (Al-Birôuni) ; hujus nominis adjectivum b esse (ànasi, unde vestes tânasiese nomen ha- « lteant... A quodam pcregrinatorc eom|teri , • eatn cl ejus ]>agos ntari rinctos esse. » (Gildcmets ter, de Relus Indien, etc., p. 188).
Cette autorité, jointe à celle d'Ibn Batoutah, ne peut laisser aucun doute que le Tanaim, ou Tana de Marc Pol, tic soit le Tânah du voya-
geur et du géographe arabes que uous venons de citer. « On en connaît la position à quelque distance de la mer, dit d’ An ville (Antiquité géographique de T Inde, p. 100), sur uu canal qui la détache du continent et a son embouchure dans la baye de Bombay. Les géographes orientaux parlent de celte ville d’une manière à faire juger quelle a été des plus florissantes par le commerce en cette partie maritime. Je remarque que sa latitude à 19 degrés 30 minutes dans AIltiruni paroil trcs'couvenahle, et les indications que donne cet astronome sont communément préférables à celles qui en diffèrent ; ou la trouve de même dans les Tables de Nasir-uddiu et d'Oulong-ln-g. El de ce que Tana tient une place dams ces Tables, plutôt que toute autre ville de cette contrée, sans excepter Barukia ou Cam- Ikivc, on peut conclure qu'il a été un temps où Tana prévaloit. Marc Pol en parle comme d’un royaume, qu'il joint à ceux de Cambaeth et de Scmcnat. »
Marc Pol dit que Tanaim était • un royaume indépendant qui ne payait tribut à aucun autre - ; il ne le comprend pas dans le Goudjaràt. lUchid-cd-din , le vizir de Gh&zan Khàn et d'Oeldjaïtou , qui écrivait en Perse sa grande Histoire ( Djami -ut- T cwàrikh) à la même époque que Marc Pol dictait son Livre à Rusticien de Pise, dit en décrivant l'Inde (dans Elliot : Ribliographical Index ta the Historians of Muhamedan India, Calcutta, 1849, p. 42) : « Il y a là (en [variant du Moultan) une route par terre aussi bien que par la côte de la mer, et par le Coûterai, qui est une grande contrée, dans la-