CHAPITRE CX1V
Ci dist de la province de Tebet.
Et apres les .v. journées que je vous ai dit, adonc entre l’en en une forest qui est moult grant, qui est en la province de Tebet* (1) ;
0 Mas. A. C. jdres. — P Les phrases entre crochets ne se trouvent que dans le ms. C. — <t Mas. B. C. dessoubs .
CKlV. — * Le ms. B. porte . apres... treuve en une cité qui est en la province de Tebet l le ms. C. dit : entre ienen une province qui est munit gastée, que t en appelle Tebet .
dite Desan ou Desan t (parce que r'était une monnaie de l'empire byzantin), valait cinquante sols (2 fr. 50 c.) et elle était du poids de trois deniers. Si les droits perçus sur le pont en question étaient ceux de chaque jour , comme il est dit , ces droits auraient pu équivaloir à 5,000 fr. par jour et à 1 ,825,000 fr. par an.
(7) Le cendal était anciennement une étoffe, comme du taffetas, qui servait pour les bannières. C'était aussi une espèce de camelot, particulièrement vert, dont on habillait les archers. On l’écrivait aussi sendal. Cette orthographe se rapproche plus de l’étymologie du mol, qui veut dire uue étoffe fabriquée dans le Sind/t, c’est-àdire l’Inde. Le texte français de la Société de Géographie dit (p. 125) : « 11 hi se laboreul des ■ biaus Sendal et autres dras. Il sunt de Sindu « incisait*. » — -a Quivi si fa liel zendado e a drappi dorali assai, egli sono di Sindu. >• (// Mt liane di Marco Polo , p. 104.) D'après ces aiicieuucs rédactions (celle publiée par Ualdelli Boni, qui est reconnue cire une traduction du fronçais, et anterieure à 1309), l’étoffe en ques-
tion se fabriquait daus l’Inde, d'où elle lirait son nom ; et elle était portée de là dans les provinces méridionales de la Chine, avec lesquelles il se faisait alors et il se fait encore aujourd’hui un grand commerce d’échange.
Selon la Géographie impériale (k. 237, fol. 38-39) , si on lave de fines étoffes de soie (mien) dans les eaux du Kidng à T ching-tou , elles deviennent fraîches et brillantes comme le poisson qui sort de l’eau. On voit dans l’iiisloire des Thdng que le territoire de Chou et la ville cheflieu de Tching-tou payaient en tribut des étoffes de soie légère nommée mien. Neuf villages des environs de Tching-tou, dont les maisons étaient en terre, produisaient de ces étoffes très-belles et d'autres de même nature. On n’y trouve plus maintenant les lyons et les ours dont parle Marc Fol.
CX1V. — (I) Marc Pol compte cinq journées de marche pour se rendre de Tching-tou h la frontière du Tibet. Cependant, selon l’itinéraire de Tching-tou fou à Lhassa , capitale du Tibet, donné par Klaproth (Magasin asiatique, t. II ,