CLXXXV. — » Le ms. B. porte ; tait Sarrasin
(Sncotbra >iluée à 12 dtgrés environ de latitude nord cl Madlgucar ■ 12 degrés de latitude sud), comporte en droite ligne IliO milles géographique*, au lieu de mille seulement i ce qui, du reste, n'est pas de grande importance. Du terni» de Marc Pol les distances en mer se comptaient par le nombre de journées de uavigation.de meme que l'étendue et la circonférence des lies, ce qui fait que ces distances sont toujours peu exactes, et le plus souvent exagérées de prés d'un tiers sur les distances modernes mesurées à l'aide dr moyens que la science n’avait pas encore alors découverts.
Voici comment un homme qui passa presque toute sa vie dans les Indes, et qui fut gouverneur des iles de France et de Bourbon, décrit l'ïle de Madagascar :
En doublant le cap de Boune-Espérance, on entre dans la mer des Indes, et l’on trouve d'abord la grande ile de Mailagascar. Nous ne connaissons encore que quelques parties de celte ile, quoique nous y ayons eu des établissements, et que nous la fréquentions depuis prés d'on siccl®. Les terres que nous y connaissons sont 1resfertiles, et les habitants seraient bons agriculteur», si leurs denrées avaient un débouché. Ils
(4) La croyance dans la magie et dans l’cflicacité des charmes pour changer le cours ordinaire de la nature, dit Marsdeu, et particulièrement pour commander aux vents, dominait du temps de Marc Pol, et à une époque beaucoup plus rapprochée de nous, même dans les parties les plus civilisées du globe. Par conséquent nous ne devons pas être surpris de trouver que des navigateurs aient attribué aux habitants d une ile isoléey sujette à de violentes tempêtes, un prétendu art magique qui permettait à ces insulaires de commander aux éléments. De Uarros, historien portugais du seizième siècle, parle aussi de la sorcellerie pratiquée par les femmes de Socolhra, dont il dit : ■ Por hoje screm ainda « tào grandes feiticeiras, que fazem cousas malt ravilbosns. « (Dec. Il, I. I, c. 3).
CLXXXV. — (1) L’existence et le nom de cette grande Ue de l’océan Indien, au sud-est de l’Afrique, dont elle est séparée par le canal de Mozambique, ont été révélés pour la première fois à l’Europe par Marc Pol, ainsi qu'une grande (partie des îles et du continent de l’Asie. Sa situation vers midi , relativement à Scoira ou Socothra, est bien déterminée, mais sa distance, de cette dernière ile, étaul d’envirou 24 degrés