CLXXXV. — » le courant
(3) Les observa lions de Marc Pol sur les* courants » de la mer des Indes sont Ircs-remarquablrs pour son époque. Hiles sont confirmées par les observation* plus scientifiques des navigateurs modernes. - LYvainen attentif de la configuration de l’océan Indien, dit M. Tricaull, capitaine de frégate ( Annales hydrographiques, aimés- (857, p. 134, en résumant les travaux du lieutenant Maurj ) et des caractères physiques qui lui sont particuliers, conduit à supposer que des ■ courants - importants y prennent leur source.
Il est Ijomc au nord par des contrées tropicales, tandis que l'océan Atlantique est ouvert dans cette direction. Ses eaux sont plus chaudes que celles de ta mer des Caraïbes, cl l'évaporation y est plus forte que dans le golfe du Mexique ; il doit donc mettre en mouvement des masses échauffées supérieures à celles du Gulf-Streain, et l'on y observe à coup sùr de vastes courants.
« L'un de ces courants est bien connu, d'abord sous le nom de Mozambique , au cap de
Bonnc-Kspérance sous celui de Lagullas. L'u autre courantVéohappe à travers le détroit de Malaeca et gagne les mers de la Chine; il s’alimente par les eaux chaudes qui viennent de la mer de Java, et j*ar toutes celles qu'il rencontre en son chemin, puis il débouche dans l’océan Pacifique comme un autre Uulf-Stream, en passant entre le# Philippines et la côte d'Asie. Là, suivant à peu près l’are du graud cercle, il tend vers les il r* Aléoulicnncs , et se répand dans la mer en teuqKTant les climats, et eu propageant son influence dans la direction de la côte nord-ouest d'Amérique. •*
Le courant dont il est question dans la citation précédente sous le nom de Mozambique , dans le détroit ou canal de ce nom, entre file dp Madagascar et la côte d'Afrique, se dirige du nord-est au sud-ouest ; et cette direction est parfaitement indiquée par Marc Pol, lorsqu'il dit que les navires qui se rendent de la côlc du Maahar à file de Madagascar et à celle de Zan-