C.tj dit de la cité a hscitr
Escier (i) est une cité moult grant qui est vers maistre*. Et est loins du port d’Aden quatre cens milles. Et si y a un roy qui est
« Celle phrase manque dans le ms. C. — * Ms. B. oit.— R Ld. s’entreheoient *' Ms. B. Estter.
,3 Le Soudan ou sultan <P Egypte. — *4 Ils CLXXXIX. — * Septentrion.
tan continua sa marche et vint camper devant Akka, le troisième jour du même mois. Beux jours après les machines de guerre arrivèrent au nombre de quatre-vingt-douze. Elles furent complètement dressées dans l’espace de quatre jours. On éleva eu même temps les palissades et l'ou commença le siège. Des corps de Francs étaient venus par mer pour renforcer la garnisson d’Ahka, et cette place renfermait une population nombreuse. Les attaques se prolongèrent jusqu’au seizième jour du mois de Bjoumada-prcwicr, et .les remparts furent sapés en quantité d'endroits. Le vendredi du dix-septième jour du mois , le sultan résolut de livrer l'assaut. Il fit disposer les tambours, qui étaient placés sur le dos de trois cents chameaux, et donna ordre de ha battre tous à la fois ; ce qui fut exécuté. Ce bruit frappa de terreur les habitants d’Akka. Le sultan s'avança pour monter à l'assaut , avant le lever du soleil, accompagné de ses troupes, et de tous ceux qui étaient réuuis autour de lui. Le soleil n 'était pas encore levé sur l'horizon, que déjà les drapeaux de l’Islamisme Huilaient sur les murs d’Akkn. Les Francs prirent la fuite par mer
se haïssaient mutuellement beaucoup.
et il y en eut beaucoup qui furent étouffés dans la foule. Les musulmans égorgeaient, faisaient des prisonniers, pillaient ; ils massacrèrent un nombre immense d'ennemis, et emmenèrent en captivité une multitude incalculable de femmes et d'enfants. Au moment de la prise delà place, des Francs, au nombre d'environ dix mille, se présentèrent pour demander une amnistie ; le sultan les répartit entre les émirs qui les égor gèrent jusqu’au dernier. Iæ siège d’Akka avait duré quarante jours. »
CLXXXIX. — (I) Cette ville est dans la contrée que Bakouï nomme Schedjer {No-
tices et Extraits des Mss.t t. 11, p. 401), et qu'il place eutre Aden et Oman, en Arabie» sur le bord de la mer. « A l’orient du Hadramaut dit Kdrisi (trad. de A. Jaubert, t. I, p. 149-lf I), « se trouve le pays de Schedjer, habité par des « Arabes de Malirah, qui sont de race non mé- « langée. Les dromadaires que produit ce pays « u’uul pas leurs pareils en vitesse. On rapporte a même qu’avec très-peu de soins, on parvient « à leur faire comprendre ce que l’on veutd’eux...