CHAPITRE CXXIV
Ci dit de la dite cité de Mien, qui a .ij. tours, l’une d'or et Vautre d'argent.
Et quant l'en a chevauchie ces .xv. journées par si desvoiables lieus, et que il convient ans clieminans porter leur vitaille, pour ce qu’il n'y a nulle habitation de gent, si comme je vous ai dit, si
treuve l’en adonc la maistre cité cité nommée est aussi Amien (i),
•* Le ins. C. histoire.
« méc mongole s'avança jns(|ti*« la ville capitale
• de Tai-koung ( Kten tou Toï-koung fching ) ,
" qu'elle attaqua et dont elle .t'empara. A prêt la
■ prite de cette aucienur capitale, qu’elle mit à « coutrikution , et dont elle fit tou quartier gé-
• néral, douze trikut des Kin-tchi ou Dents d’or > sc soumirent eu même temps. »
Ij*» Annales indigènes de l’Empire birman actuel (l’ancien royaume de Mien), dont le lieutenant-colonel Bttrnev a donné des extraits dans le Journal asiatique de Calcutta ( année 1837, t. I, p. 121), 'confirment également le récit de Marc Pol. On y lit : * Eu l’année 1281, pendant « le règne de Nara-th i-ha-padé, le 52* roi de Pais g an , l'empereur de la Chine envoya une mis- « sion pour demander des vases d’or et d’argent
■ rom me tribut ; mais le roi ayant mis à mort
■ toutes les personnes qui composaient la mis- « sion, une puissante armée chinoise envahit le ■« royaume de Pagan, prit «a capitale eu 128 1 (*), « et poursuivit le roi, qui s’était réfugié à Bas-
• sein (ville du royaume d'Ava ou de Mien),
■ jusqu’à un endroit sur VlrtMnidi, au-dessous
■ de Prûme , appelé le Taronp-md , ou, le « point
(•/ l-*i Annule» «hinoitci, tiftiiuitr* rl-druat , durnt la euaqaéic il* Mien («I lira « la ouianir lunr tic la vingtième ann,r uhi faut». ou I1S3.CC qui cnrtCapoitil an inui» >lr j-*livier-fcvricr «le tiS».
de ceste province de Mien, laquel qui moult est granl et noble, et
« d’arrêt des Chinois » que l’on voit encore aujourn d'hui. L’armée chinoise fut obligée de se retirer » par suite du manque de subsistances, etc. » CXXIV. — (I) Au temps do Marc Pol, et de la conquête dt* Mien par les Mongols, ce royaume avait cinq villes principales que l’ou nommait : Kidng-théou, sur Y Iraivddi, la plus rapprochée de la prov ince chinoise du Yùn-ndn, où se trouve aujourd’hui Koun-tonng myd (la « ville » de Kuntoung) non loin de Bnmd, le grand marché indochinois ; Tàï-koùng , aujourd'hui Ta-goung, l’ancienue capitale du royaume dr Mien ou Ava, l’ancienne Ma-lai ou Ma-rai ( Amara-poùra , la ville d'Amara, c’est-à-dire : « de l’immortel », en langue sanskrife) ; « Ngan-tching, et Pou-kan mien, aujourd'hui Pakhan-nge ». La capitule de ce même royaume que Marc Pol nomme dans nos mss. Amien, dans les autres Mien, du nom du pays même, est Tai-koung, l'ancienne Paghan, appelée ■ capitale primitive « ( kien toû ) dans le Supplément à l'histoire des Mongols cité. On pourrait supposer toutefois que cette capitale, avec ses tours d’or et (P argent, c’est-à-dire des stoùpas , tomlieaux bouddhiques , devait être plutôt la nouvelle Pagan, on l’on trouve eueore aujourd’hui des ruines de temples et de tnoiias- • Irres bouddhiques de la plus grande mnguilicence (Voir les ouvrages du colonel Syiues, de
est le cltief tle teste province. Les genz sont idolastres ‘ et ont langages par eus1 ; et sont au granl Kaau. Et en cesle cité a une