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CXXIV. — 1 Ll Cn pi taie. — * Ont une langue qui leur est propre.
Crawfurd, el celui plus récent du capitaine Henry Yule: Sarrath e of the\ mission ta the Court of Ava, in 1855, 1 v. 4°, 1858, avec planches). Mais cette dernière ville est située à 21“ 15' environ de latitude nord, sur Ylramidi, au-delà du Taroup-myo ou « point d’arrêt des Chinois » ; tandis que Taï-koung, l'ancienne Pagan, est située à 2:{° 25' de latitude, aussi sur Ylrawddi, mais plus rapprochée des frontières chinoises de près de deux degrés. D’ailleurs, la Pag on moderne dans laquelle on voit encore, et aux environs , de magnifiques temples bouddhiques , dont le capitaine Yule a donné la description, ne peut pas être celle dont parle Marc Pol, car il n’auruil pas manque de les décrire, à moins que leur construction ne soit postérieure à la conquête mongole , ce qui est peu vraisemblable.
La description que fait Marc Pol des deux tours, en forme de dôme, toutes dorées et argentées à l’extérieur, et la destination qu'il leur attribue, lie laissent aucun doute que ces monuments n'aient été, comme nous l’avons dit, du nombre de ces Stoupàs ou Topes que l'on a découverts successivement, depuis une trentaiue d'années, dans toutes les régions de l'Asie où le bouddhisme a été florissant : au 'Népal, dans l’Afglianislàu et le Pendjab, et jusque dans l’Asie centrale, cômnie ou peut le voir dans les relations de voyages des pèlerins bouddhistes. Leur grandeur el leur richesse dépendaient de la position de ceux pour qui ou par qui ils avaient été érigés. C’est dans plusieurs de ces Stoupàs ou Topes que l’on a fait dc.nos jours, en les fouillant, les plus belles découvertes en numismatique, lesquelles découvertes ont permis de reconstruire la série à peu près complète de* rois indo-scythes el grecs de la llactriaue, qui professaient la religion bouddhique.
M. Yule, décrivant un de ces monuments qu’il rencontra en se rendant de la nouvelle Pagan à la capitale actuelle des birmans, Amarapoiirà, dit. (p. (15) : * C’est un solide et énorme dôme, avec mi clocheton, mais sans Uèche, élevé sur trois
hases ou terrasses circulaires. La masse du dôme a lin diamètre d'environ cent pieds. Les bases conservent encore des traces de dorures , et probablement, à un temps donné, toute T énorme masse était dorée. Le soubassement est entoure de niches renfermant des Gautamas Bouddhas, au nombre de deux cent quarante. Le tout s’élève sur une plinthe d’environ un pied de haut, et sur le Isord de cette plinthe se trouve une clôture eu forme de palissade de piliers eu pierre sculptée, ayant chacun leur cime taillée en creux , apparemment pour contenir une lampe (plutôt de la naphte très-commune dans le pays). Le nombre de ces piliers, qui s’éleveut à environ six pieds de terre, et out huit pouces de diamètre, est de 1ÜG sur chaque côté, ce qui fait 784 en tout. Lorsque la lumière de toutes ces lampes était projetée sur la circonférence dorée du monument, l’efTet produit devait être des plus grands. »
On peut consulter, sur cette espèce de monuments. l’ouvrage du major Alexandre Cunningham, intitulé : The Bi/sa Topes, or Buddhist monuments of central India, London. 1854, I vol. iu-8° avec 33 planches.
Le colonel Symes, en parlant des pagodes de la nouvelle Pagan (Ambassr to Ara, p. 18D), dit : » Autour de l’extrémité inférieure (du grand temple de Çhoumâdou) sont suspendues de nombreuses clochettes qui, étant agitées par le vent, forment un carillon continuel. Le dochclou est doré, et ou dit que le roi est dans l'intention de faire dorer toute la flèche qui le domine. Toutes les pagodes plus petites sont ornées de clochetons ou d'ombrelles proportionnées à leur grandeur, qui sont |vareillnnent entourées de petites clochettes. » On ne voit plus, de nos jours, ces monuments couverts de plaques d'or ou d argent, comme du temps de Marc Toi ; l’or et l’argent sont devenus des métaux trop prérieu\, et que leur destination sacrée sauverait difficilement de l'avidité des conquérants actuels, moins scrupuleuse, sans doute, que celle de Khoubilaï-Khàan. On en a