‹ Le livre de Marco PoloChapitre 57 sur 357 · CHAPITRE CXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXXV

Ci dit de la province de Bangala (I).

Bangala est une province vers midi, qui à .in.cc.lxwx. ans' de Crist, quant ledit messire Marc Pol estoit à la court du grant Kaan, encore ne l’avoit conquestée; mais toutes fois y estoient, ses osts11, alez pour conquester la. Et sachiez que ceste province a langage par soi et sont très mauvais* ydolastres (a). Il sont assez prochain

CXXV. — * Ms. A. B. m.cc.lxxx. (1280) ; ms. C. m.c.lxxxx (1190); ce qui est une faute de copiste, pour 1290. I.** texte franç ais de la S. G. porte 1290, et la version latine : .4 h no Potnini m.cc.lxxxx. I /ancienne version italienne de 1 -,t Crusca porte aussi : • Ncgli anni Domini mit/e- ffugtnto-noiYinta. «Nous n’avons doue pas hésité à écrire 1290 dans notre texte. — L Ms. A. olz. — f Ms. C pesmes; de prssimus.

ma/i, Calcutta, 1845, in-4°) « le caractère spécial orthographe du mol Bengale, qui désigne aujoui - « de la langue hirmane (ou de Mrân , que l'on d'hui uue contrée Lien connue de l'Inde, àl’oucM « prononce aussi Mi en) est que ses racines et de l'empire birman, auquel il est contigu. Nous « tout son système sont monosyllabiques ; c'est n’avons trouvé,' ni dans les Annales officicllcsd*-s « ce qui la sépare, d'une manière tranchée, de Mongols de Chine, ni dans le Supplément à res « tout rapport de connexion avec aucune des lan- Annales, aucune trare de la conquête du Unih gués de l’Ouest, comme le Pâli et le Sanskrit , gale par Khouhilaï-Khaân ou ses successeurs. Il •• qui sont polysyllabiques dans leur structure, est vrai que Marc Pol dit bien que, « lorsqu'il « dépendant, lors de rinlrodiiclion de l'alphabet « était à la cour du grand Khadu, en 1290, il ne - Pâli et de la littérature de rHindmistan, un « l'avait pas encore conquis; mais que, toute- « mélange nombreux de tenues, tirés de ce dia- « fois, ses armées / étaient allées pour le cou- « lecte, y prit place; mais ils sont restés aussi «* quérir. •• Il u’y a pas d'invraisemblance à cela, « distinctement étrangers de nos jum-s qu'ils l’é- au contraire; mai» les tentatives faites par l'ar- » (aient lors de leur introduction. mée de Khoubilaï ayant, sans doute, échoué, les

» On eu a fait usage dans U» ouvrages birmans historiens chinois les auront passées sous silence. « pour exprimer les idées métaphysiques appar- Nous avons ici une date précise, celle de 1290,

• tenant à celte psychologie abstruse du boud- qui détenuincrail, pour nous, la limite extrême « dhisme actuel (celui de Gautama), que ni le du séjour de Marc Pol à la cour du graud khaân, •* birman, ni aucun des dialectes des nations si ot» pouvait la prendre à la lettre; mais son dé-

• modernes, n’est capable de reproduire. Ex- part de C.liine dut n'avoir lieu qu’en 1291, ou .* cepté dans un petit nombre de cas isolés, les même en 1292, comme on le fera voir ailleurs. « mois pâlis ne sont jamais employé» dans la (2) I.e Bengale fut deux fois envahi et saccagé

• conversation commune. » (p. 11). (en 1017 et 1018) par Mahmoud le Gamévide; et,

f.XXV. — (1) Bangala (dans les anciens livres en 1203, il fut de nouveau envahi par uue armée

sanskrits, 00/7£,a,ou2to/r£<i-/?rj(<i) est lavérilable mahomélane partie de Déldi, sous le commaii-

d’Yiule. Il y a escoliers assez"; si que tous les barons qui les ont, si les ont de reste province (3). 11 ont bues' qui sont si haut comme olifans' , mais non pas si gros (4). H vivent de chars et de lait ‘ et <le ris. Il ont coton de quoi il font granz marchandises. Il ont espices, garingal, gingembre, sucre et de maintes autres espices assez (5). Et y viennent les Yndiens querre 1 de leur escoilles ‘ que

'• Ms. C. Les mss. A. B. esclaves. Le texte fr. de la S. G. porte : esc iules ; U version latine : hernosi , et l’éd. fr. illustrée eunuques. Ramusio a maestrt; ce qui s’accorde avec notre ms. C. et la suite du texte. — • Ms. B. buefs, — f Ms. C. Les mss. A. et B. bucles (breu fs, deAwrtf /«.»).— K Mss. A. B. bits. — b Mss. A. et B. Le ms. C. escoilliez (angl. scholan),

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