‹ Le livre de Marco PoloChapitre 58 sur 357 · CXXV. — ’ De 'viande et de lait. — * Chercher · texte numérisé non relu

CXXV. — ’ De 'viande et de lait. — * Chercher

drnient de l'un des généraux du sultan Ghiâth ed-din Ghori , qui prit la capitale et soumit la plus grande partie de ce royaume. Depuis cette époque, ce pay s fut régi par des gouverneurs, envoies de Déldi, jusqu’en 1340, année dans laquelle il reconquit sou indépendance. Ce serait donc pendant la période où le Bengale était une province dépendant des sultans de Déhli, que Khoubilaï-KhaAn aurait eu le dessein de le conquérir. Le souverain du Bengale se nommait, à cette époque, JS'açir~ed~din Baghra. Cf. Il>n Batoutah, t. III, p. 174-1 75, 177-179; et l, IV, p.2U.

Le bengali est un idiome qui se rapproebe lieaucoup du sanskrit, l’ancienne langue sacrée de l'Inde, et qui en dérive. Seulement les invasions que le Bengale a successivement subies, ont introduit, dans l'ancienne langue, beaucoup de mots nouveaux, qui en font un dialecte à part , Marc Pol dit que les habitants du Ban gala sont de mauvais idolâtres , » sunt pe&sinii idolâtrai, » comme dit l'ancienne version latine; c'est qu’ils ne suivaient pas la religion bouddhique, dont les sert a leurs ne sunt partout nommés qu 'idolâtres par Marc Pol, mais la religion brahmanique, intolérante et exclusive, avec ses castes et scs systèmes de dévotions et de mortifications qui deviennent un lent suicide. Marc Pol, par un seul mot, les a donc l>ien caractérisés.

(3) Il est probable qu'il est question dans rette phrase, mal rendue dans la plupart des manuscrits, de la classe des Brahmanes, dont la principale occupation est l’étude ainsi que l’enseignement de la religion brahmanique. « Les

moyens réguliers de subsistance pour un BrAhmane, dit Colebrooke ( Enumération oj Indian Classes, dans ses Miscellaneotts Essays, t. Il, p. I8fl, dont celui qui écrit ces lignes sc félicitera toujours d'avoir pu décider l’illustre auteur à eu faire la publication), sont d’assister au sacrifice, d 'enseigner les Cédas et de recevoir des dons ; pour un Kchatriya, de porter les armes; pour un Cais’ya, de faire le commerce, de soigner les troupeaux, et de se livrer à l’agriculture; pour un Soüdra, de servir les classes plus élevées... Les Brahmanes du Bengale sont descendus de cinq prêtres, appelés de Kdnyakubdja (Kanodje, dans la province d’Agra) par AdiCwara, roi de Gaura. (le Bengale), que l’on dit avoir régné environ neuf cents ans après le Christ... De ces ancêtres sont sorties non moins de cent cinquantesix familles, dont la prééminence fut fixée par Ballâla Séna, qui régna dans le onzième siècle de notre ère. Ces familles sont maintenant dispersées dans tout le Bengale; mais elles ont conservé les distinctions fixées par Ballâla Séna. »

(4) L’ espèce de Ixeuf dont il est ici question serait, selon Marsden (n. 883), non le bufQi-, mais le gayal , on bos gavants, qui est trèsrommun, à l’état sauvage, dans quelques districts de l’est dit Bengale, et qui peut seulement, dans un sens figuré, être comparé à l’éléphant. M. Colebrooke l’a amplement décrit dans le huitième volume des Asiatic B rsea relies, p. 487.

(5) Les principales productions naturelles du Bengale sont, en effet, le coton, le sucre , le gingembre, le golan ga {garingal dans notre texte),

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