CXXVI. — » Mas. B. idles (idolâtres
CXXVI. — (1) Ce nom de Cangigu (le royaume de Cangi, Gu, représentant le mot chinois lotte, « royaume *) n’a pu être reconnu ni identifié, jusqu'ici, par aucun des commentateurs de Marc Pol.Marsden (n. 887) pensait que c’était Cach'bar ou Cassay, au sud d'Assam, entre le Brahmapou- Ira et l'Iravvàdi, juste à l'opposé de la situation indiquée par Marc Pol ; Baldclli Boni disait (p. 286) : » Non ani dubhio alcuno che il « paese detto Can-gi-gu dal Polo an il régna « di Tunkino. » Il n'était guère d'accord avec Marsden ! l-cs autres n’ont pas d'avis. Klaprolli, qui affectait, sur tout ce qui concerne l'Orient, une science universelle et une supériorité sans contrôle, n’a guère fait, dans ses Remarques géographiques sur certaines parties du Livre de Marc Pol, publiées dans le Nouveau Journal asiatique (février 1828, p. 97 et suiv.) que de reconnaître des noms géographiques déjà identifiés par les missionnaires Martini, Mngaillaus, Gaubil, Yisdelou, Mailla, etc. ; et quand ces guides, qu’il ne cite jamais, lui ont manqué, il a gardé le silence. C'est ainsi que, dans ses Remarques géographiques citées, il s’arrête précisément là où ces mêmes guides lui faisaient défaut, à la province du Yûn-nàn. C. Hitler en fait autaut ; et ceux qui sont venus apres eux, en les suivant de loin , se sont plaints que ccs derniers guides n’aient pas continué à suivre l'itinéraire de Marc Pol, pour éclairer leur route et simplifier leur travail. Les nombreux compilateurs, qui aiment bien à trouver des travaux tout faits pour en |>arer leur insuffisance, n'épargneront pas un jour nos lougues et laborieuses recherches ; ils se limeront à citer de loin eu loin nos autorités, comme ils l'ont déjà fait , sans les jamais avoir vues, sans être capables d'en expliquer seulement une seule phrase, et la foule des iguoranls battra de» mains, et se pâmera d'admiration devant leur
science d’emprunts déguisés. Soit ; noirs n'ambitionnons pas et n'avons jamais ambitionné de pareils suffrages.
La province dont prie Marc Pol, dans ce chapitre, est celle sur laquelle on trouve une notice dans le Supplément h l'Histoire officielle des Mongols de Chine (Sou Hou» g kian /ou, k. 42, fol. 46) et qui est v nommée U ffi H Pà pi si foù koiie , le - Hoyaume des huits cents épouses et belles filles ». Ce royaume est situé précisément à Y est de relui de Mien ou A'Jva, entre le 20« et le 21* degré de latitude N., 97° 30' et 100° de long. K. dans la grande contrée que l’on nomme ordinairement le Lao, située entre l’Empire birman, le royaume de Siam et la province chinoise du Yûn-nàn. On ne comprend pas comment le sinologue M. Neumann a pu dire (dans le Dit Reisen des reneùaners Marco Polo , de Bürck, p. 628, n. 370) : « Cangigu est Kangkur, le royaume « ou le territoire des tribus tibétaines semi- « barbares de Rang, habitant une région si- « tuée entre le Sse-tchoue.u et la province de « Kan-sou. »
On lit dans le Supplément a l'Histoire officielle des Mongols de Chine (lien cité) : - Les Pà-pên sï-foù se nomment K in g -mai (d'après la pronote « ciation de Pé-king : Te U î N r. -mu/). Selon les n Mémoires du temps, leurs chefs ont huit cents m femmes (pi pi si) à chacune desquelles ils « allouent un apnage dont elles out la pleiue n administration. C'est pourquoi on nomme ce « pays : le « royaume des huit ceuts épouses • « (Pa-pi-st-foù-koiie). Depuis l'antiquité jus* « qu'à ce jour, ou n'en avait pas entendu parler. m Dans le commencement de la période te ho un g m toung , dit règne de Chi-tsou (1260), il fui nr- » donné d'en faire la conquête. La route était