CHAPITRE CXXVil
les portent de greigiior vaillance que les femmes. 11 ont chevaux assez de quoi il vendent ans Yndiens grandisme quantité, de quoi il font grandismes marchandises. Il ont encore grandisme quantité de bugles et de hues ' pour ce que il ont trop bons lieus et de bonnes pastures. Il ont de toutes choses dont l’en doit vivre assez (a). Et
c Ms. B. Lucles (buffles) cl Lite fs.
Nous regret tous «le le dire, mais nous mignons bien que les historiens futurs de la Chine, quand ils rédigeront leur histoire de l'année 18C0, n’infligent la même réprobation au pillage et à l'incendie des palais de Y uen-ming-yuen , motivés sur des causes à peu prés semblables. — Cette fois ce ne serout pas les Mongols qui en seront l'objet.
Uii lit encore dans les Annales chinoises citées, à l’année 1262 : « Le roi de *An-nân, Ji~ k'ioung ( Khut-khàuh , de la dynastie Trait), sur les instances de Ou-iiang-ho-tai, rentre dans son royaume, mais il transmet le trône à son lils Koùang pùtg ( Kuùang tïng), lequel envoya un ambassadeur pour faire un appel de secours aux Son» g (qui régnaient encore dans la |>artie orientale de la Chine), eu leur présentant comme tribut deux éléphants. L'empereur des Sono g duuua l'investiture à Koùang ping comme roi de en ajoutaut à cette distinction que
J'hkioûng ( N/int khdnft ) serait n grand roi » (ui ivdng) du 'An-nân. Knsuite il envoie des émissaires aux Mongols pour demander à se soumettre à eux, eu offrant de payer un tribut tous les trois ans. Les Mongols lui accordent aussi une patente d’investiture (Meutes autorités, sous l’année 1262). -
Année 1264. « Le roi du royaume de lAnnàn , Koùang ping, delà dynastie Tchin ( T ran) , envoie un ambassadeur porter uu tribut aux Soung. Iæs Soung ne veulent pas recevoir le tribut ; il s'ensuivit, de la |xart de ce roi, une soumission plus grande (envers eux). *
Année 1266. ■ Le roi du royaume de 1 .4 n-nùn, Tchin Koùang ping, envoie un ambassadeur près des Soung. Les congratulations sont reçues sur les marches du trône. Il offre en présent des produits du pays. »
Année 126". «Le roi de '.■iu-uùn , Tchin
Kouàng ping , envoie une autlrassade présenter un tribut aux Mongols. »
Année 1273. « 'An-nàn envoie un tribut aux Soung. »
Année 1276. « 'An-nàn envoie une ambassade offrir un tribut aux Yuen (les Mongols devenus maîtres de toute la (.bine avec Khoubilat- Kiiaàn). »
Année 1271. « Le roi du tAn-ndn , Tcbm Koùang ping, meurt. Son fds héritier présomptif, Ji-houan (jV/iuf huyen), lui succède sur le trône.
11 envoie une ambassade à la cour des Yuen. » Année 1279. * Les royaumes de Tchen-tching (Cochiuchine), Ma-jta- rh (Malabar) et de • An nùn envoient des tributs aux Yuen. »
Aunée 1281. « Cette année (par suite de plusieurs circonstances rapportées dans les Annales; un édit établit I-rtgni en remplacement du roi de *An-nan. Cette même année, un autre édil impérial établit une « Direction militaire de pacification du royaume de *An-ndn » ( Chi soui le h au iï %An-ndn Simien wéisse). Marc Pol, en sa qualité de « Commissaire militaire en second » (te h où mi fou ssè), concourut sans doute à son installation ; car l'année 1281 correspond, comme ou l’a déjà vu, à sou voyage dans les provinces du midi. L'Au-uam est réduit à l'état de royaume vassal de la Chine.
(2) Parmi les productions très-riches et trèsnombreuses cpte la grande Géographie impériale de la Chine indique comme appartenant au royaume de ‘ An-min (Ndn-yue) on trouve l’or, l'argent, plusieurs espèce* de perles, le cinabre, des rhiuocéro* (sie) ; des espèces d’antilopes qui n’oul qu'une conie au milieu du front ; des buffles, des éléphants ; mais pas de chevaux. Ces derniers venaient sans doute de provinces limitrophes pour être expédiés par mer, dans l'Inde. La langue des Tounqiiinois est la même que celle
LE LIVRE DE MARC PüL.
sachiez que de cest Aniu jusques à Cangigu, qui derrière esl si a .xv. journées; de Cangigu jusques à Bangala, qui est tierce province en arriérés, si a .xxx. journées.
Or nous partirons de Aniu et irons à une autre province qui esl loing de ceste, bien .viij. journées, toutes fois vers soleil levant.