SI
et large plus d une nulle. Et si est moult parfont « que gratis nés y porroient nagier 5 dedens. Il y a moult de poissons et de inoult grans. Sachiez qu’il a bien en cest flun .xv. mille lies" qui toutes sont au grant Kaan, pour porter ses osts " es illcs d’Ynde de mer, quant il y a besoing ; car la mer est près à cest lieu" une seule journée (3). Et si veult bien 6 chascune nef, l'une parmi l'autre .xx. mariniers et porte bien chascune ,xv. chevaus, et leurs hommes
1 Ms. B. nefz; ras. C. navies. — m Ms. B. ntfs; ms. C. nefs, — * Ms. A. os; ms. C. osts (année). — ° Mss. B. C. près de cest lieu à. — P Ms. B. notonniers. — 1 ld. xv. hommes et leurs chevaux.
4 Profond . — 5 Naviguer. — 6 Exige lien , chaque bâtiment , en moyenne.
• grand canal de transports » ( Yàn-hd ) , et où le bras du nord fut très-diminué, par suite des digues qui furent alors construites. Ce ne fut qu'en 1 462 que l’ancien cours inférieur fut* définitivement abandonné (*).
L'histoire officielle de la dynastie mongole (k. 64-67) donne beaucoup de détails sur l’économie des eaux de l’Empire chinois (« fleuves, digues, ponts, lacs, canaux et rivières »). On y voit avec étonnement quelle quantité prodigieuse d’hommes et de journées de travail furent employés, pendant tout le règne de cette dynastie, à la réparation, à l’endiguement, à la canalisation des fleuves, rivières et canaux. L’emploi, comme en Egypte, de la population laborieuse à la confection de ces travaux, fut poussé si loin que c’est à cette cause que les historiens chinois attribueut, en grande partie, la chute de cette dynastie. C’est généralement le sort des dynasties étrangères, qui sont portées trop souvent à abuser de leur pouvoir sur le peuple vaincu.
(3) Cette observation de Marc Pol est importante en ce que l’on doit en conclure que, de son temps, les eaux du lloâng-liô couvraient encore une grande étendue de terre vers son embouchure; que Cachés emeut du graud canal par
(*) Voir te Kima.tMampt IA»o. k. I, fol. S9-66, où l’éO »ol» troit t»rtr» .du «ouri du Dnnr, rt de» detail» nrronxUtK.è» lue ki r1un|tmenu lufrfioli. Ot ouvr«fr de Yuan Liaa- Ja h. qui «)«éit d* tu I» ircomle monté du »eltiéfi»e »l*rle, et rx>u< puieédons une édition . Imprimée en i6|i. ren'erme d'excellente» tuilier» »ur de nombreux «iijett. M. Ed. Bmt a*ra ru milemenl »em pour ton Mimoirt mr Ut tkauftmi-ati dit tou/t imfintur dit JUuaa J mont. [Moatimu Jvumal M,
année lté}.) J
Khoubilaï Khaàn, et la dérivation d’une partie des eaux du grand fleuve dans ce même Canal, durent faire successivement abandonner. Il est très-probable que les lacs Thùng-i et Chi-hiang, qui en sont aujourd’hui éloignés d’une certaine distance, étaieut encore alors couverts par les eaux du fleuve et faisaient partie de la mer.
Quant au nombre de quinze mille navires dont parle Marc Pol, qui étaient sur le Karâmor&n ou fleuve Jaune, à la disposition du grand Khaàn, afin de transporter ses troupes là où il les expédiait pour faire des conquêtes, dans les mers de r Inde et ailleurs, le nombre peut d’abord en paraître très- exagéré. Cependant on voit dans l’histoire chinoise que lorsqu’en 1281, Khoubilaï envoya une armée de cent mille hommes pour conquérir le Japon , le roi de Corée avait fourni un contingent de dix mille hommes avec neuf cents bâtiments de guerre ; cl que onze ans après (en 1292), le même Khoubilaï voulant faire la conquête des royaumes maritimes de l'Indo- Chine, il avait fait préparer une flotte de mille navires pour transporter sou armée de trente mille soldats, sans compter les matelots.
Les quinze mille navires que Khoubilaï Khaàn entretenait, selon Marc Pol, sur le fleuve Jaune, pour transporter ses troupes, n’étaient pas d'une grande dimension, puisqu’ils n’avaient en moyenne que vingt matelots, et qu’ils ne pouvaient également transporter, en moyenne, que quinze hommes avec leurs chevaux et leurs bagages. Ces détails que nous donne Marc Pol sont précis, et on n’a pas de raisons sérieuses de les mettre en doute.
et leur vitaillc et leurs armes et leur liernois. Et ce flun a une pelite cité de çà, et l’autre de làr; l’une encontre de l'autre. L'une a nom Coguiganguy ‘ (4) et l’autre Caguv (5) ; l’une est grant et l'autre petite. Et quant l’en a passé ce fluti, si entre l’en adonc en la grant province de Magy '. Et vous conterai comment ceste province de Magi (6) fu conquestée par le grant Kaan, si comme vous pourrez entendre ci-dessouz.