EN RELISANT
Souvenir d’antan, Ô lettre jaunie, Parfois on sourit en vous relisant; Mais on pleure aussi, car la main amie . Qui vous écrivit n’est plus maintenant.
Souvenir d’antan, Ô lettre jaunie,
D'un lointain passé souvenir troublant, Que j'aime à revivre une ancienne vie Dont vous demeurez un écho tremblant !
Cependant, soudain, quel miracle étrange!
Chaque feuillet semble être une aile d’ange, Portant mes pensers vers les bienheureux;
Et dans chaque mot, image de flamme, I] me semble voir étinceler l’âme
Jadis envolée au ciel radieux!
8 juillet 1908.