ELA VOIX DE LA NATURE
N’as-tu jamais senti ton cœur bondir soudain
Dans un bonheur subit sans motifs et sans causes? N’as-tu jamais souri joyeusement aux roses
Quand tu te promenais seule dans le jardin?
À quelque compagnon invisible et subtil
N’as-tu pas murmuré sans le vouloir : « /e f’aime? » Et quand tu l’avais dit, étonnée, en toi-même N’as-tu pas demandé : « Où mon cœur s’en va-t-il? »
N’as-tu pas oublié quelquefois, un moment, Dans la vie 1ici-bas si pleine de tristesse,
Que le cœur isolé voudrait de la tendresse
Et n’as-tu pas surpris des baisers dans le vent?
C’est ma pensée, enfant, qui te cherche et te suit; La fleur te la redit et le vent la murmure.
Et soudain tu comprends la Voix de la Nature... Alors ton cœur, en l’écoutant parler, frémit.