‹ Le livre de MayChapitre 47 sur 96 · AU VIEUX PORTRAIT DE SAVIGNY (L) PEINT PAR LARGILLIERE · texte numérisé non relu

AU VIEUX PORTRAIT DE SAVIGNY (L) PEINT PAR LARGILLIERE

Il est-un vieux portrait, pendu là-bas au mur, D'une aïeule, je crois... Elle était bien johe

Avec ses cheveux noirs et son regard d’azur @

Se détachant, rêveur, de la toile assombrie.

Mais quel songe éternel poursuivent tes grands yeux? .

Chercheraient-1ls encore une figure aimée?

Où vois-tu les esprits invisibles des cieux Emporter mon amour vers ton âme charmée ?

Car je t'aime... et je puis t’aimer sans nul regret. Tous les soirs près de toi j’apporterai des roses; Leur senteur montera jusques à ton portrait S’exhalant doucement des corolles m1-closes :

Je t’aime... Le sais-tu? Le sauras-tu jamais?. Si le parfum des fleurs monte jusqu’au tableau, L’arome de l’amour, plus subtil et plus frais, De mon cœur palpitant s’envolera plus haut.

Brouillon sans date.

{L) Nicole de Cherrière, épouse du marquis de Migieu, seigneur de Savigny.

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