‹ Le livre de MayChapitre 72 sur 96 · CAMILLE MAURY · texte numérisé non relu

CAMILLE MAURY

Saint-Sever (Landes) 12 septembre 1972.

Madame,

« À la veille d’un anniversaire si triste et si beau, permettez-moi de vous rappeler que mon âme est avec la vôtre en

union de prières, de regrets et d’affection pour la chère disparue. Pas un Jour je ne l’oublie, je l’invoque comme wre sainte, je la prie, elle est ma force dans la souffrance ét dans le bien. Chère May! Je la vois toujours s1 blonde et s1 frêle quand nous quittions le cours ensemble le soir ét qu’elle me donnait sa petite main avec tant d’amitié. Entre toutes les paroles qu’elle me disait et qui sont dans mon cœur, celle-ci surtout m'est toujours présente : « Les morts ne veulent pas que nous les pleurions avec découragement et lâcheté. Leur bonheur est de nous voir accepter énergiquement la vie et monter, Are EUX, dans la lumière. » Aussi, malgré toute ma douleur, il m'a fallu bénir Dieu de vous avoir ravi ne et d’avoir laissé la nuit dans mon cœur.

Demain une messe sera dite pour May. Je l’entendrai et y communieral, moins pour la purification de sa chère âme que pour la résignation chrétienne des âmes qu’elle a laissées. »

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