‹ Le Livre de MormonChapitre 132 sur 135 · MORONI. CH. VIII · texte numérisé non relu

MORONI. CH. VIII

une joie extrême de ce que Notre Seigneur Jésus-Christ s'est souvenu de vous, et vous a appelé à son ministère et à sa sainte œuvre. Je ne vous oublie jamais dans mes prières, invoquant sans cesse Dieu le Père, au nom de son saint Fils Jésus , que par sa grâce et sa miséricorde infinie il vous garde dans la foi en son nom jusqu'à la fin.

2 Et maintenant, je vous parle, mon fils, de ce qui m'afflige beaucoup, et j'ai un grand chagrin qu'il y ait des dissensions parmi vous. Car, si j'ai appris la vérité, il y a eu parmi vous des disputes sur le baptême des petits enfants. Je désire, mon fils, que vous travailliez diligemment à extirper cette erreur grossière du milieu de vous ; et c'est dans ce but que je vous écris cette épître. Car aussitôt que j'eus appris de vous ces choses, je m'enquis au Seigneur touchant cette matière. Et la parole du Seigneur m'est venue par le pouvoir du Saint-Esprit, disant : Ecoutez les paroles du Christ, votre Rédempteur, votre Seigneur et votre Dieu. \oici , je suis venu au monae , non pas pour appeler les justes, mais les pécheurs au repentir. Ceux qui ont la santé n'ont pas besoin de médecin, mais ceux qui sont malades; c'est pourquoi, les petits enfants sont purs, car ils sont incapables de commettre le péché ; et la maléaiction encourue par Adam leur est enlevée en moi, de sorte qu'elle n'a plus aucun pouvoir sur eux ; et la loi de la circoncision est finie en moi. C'est ainsi que le Saint-Esprit m'a manifesté la parole de Dieu. Je sais donc, mon fils bien-aimé, que c'est une solennelle moquerie devant Dieu de baptiser oe petits enfants. Voici ce que vous devez enseigner : Le repentir et le baptême à ceux qui sont responsables et capables de commettre le péché ; oui, enseignez aux parents qu'il faut qu'ils se repentent et qu'ils soient baptisés, et qu'ils s'humilient eux-mêmes, semblables à leurs petits enfants. Et alors ils seront tous sauvés avec leurs petits enfants; et leurs petits enfants n'ont besoin ni du repentir ni du baptême. Voici, le baptême est pour l'accomplissement des commandements, au repentir, pour la rémission des péchés. Mais les petits enfants sont vivants en Christ, même depuis la fondation de la terre; sinon, le Seigneur serait un Dieu partial, un Dieu inconstant, et faisant acception de personnes; car combien de petits enfants sont morts sans baptême ! C'est

Pourquoi, si de petits enfants ne pouvaient être sauvés sans aptême, ceux-là ont dû aller dans un enfer sans fin. Je vous déclare que celui qui suppose que les petits enfants ont besoin du baptême, est dans le fiel de l'amertume et dans les liens de l'iniquité ; car il n'a ni foi, ni espérance, ni charité ; c'est pourquoi, s'il mourait dans de telles pensées, il fau-

544 VORONI. GH. VIII.

drait qu'il allât en enfer. Car, terrible est l'impiété de su[h poser que Dieu sauve un enfant à cause du baptême, et qu'un autre doit périr parce qu'il n'a pas reçu le baptême Malheur à ceux qui pervertiront de la sorte les voies du Seigneur, car ils périront, à moins qu'ils ne se repentent! Voici, je parle avec hardiesse, ayant autorité de Dieu; et je ne crains point ce que l'homme peut faire, car le parfait amour bannit toute crainte. Et je suis rempli de charité, qui est un amour éternel ; c'est pour cela que tous les petits enfants sont les mêmes à mes yeux, et j'aime les petifs enfants d'un parfait amour; et ils sont les uns comme les autres, et participant tous au salut. Car je sais que le Seigneur n'esl pas un Dieu partial, ni un Etre inconstant; mais il est invariable de toute éternité à toute éternité. De

Ï petits enfants qe peuvent se repentir; c'est donc une afreuse impiété de nier les pures miséricordes de Dieu ^ leur égard, car ils sont tous vivants en lui, à cause de sa miséricorde. Çt celui qui prétend que les petits enfants ont besoin du baptéine, nie les miséricordes du Christ, et compte pour rien son expiation et le pouvoir de sa rédemption. Malheur à lui, car il est en danger de la mort, de renfer, et d'un tourment sans fin. Je le dis hardiment, Dieu me l'a commandé. Ecoutez-moi et faites attention, sinon mes paroles déposeront contre vous au siège du jugement du Christ. Car sachez que tous les petits enfants sont vivants en Christ, comme aussi tous ceux qui sont $ans loi. Car le pouvoir de la rédemptiqn vient sur tous ceux qui n'ont pas de loi; cest pourquoi, celui qui n'est point condamné, ou celui qui n'est point sous aucune condamnation, ne peuvent se repentir ; et pour de tels le baptême ne sert à rien.

3 Mais c'est une moquerie devant Dieu ; c'est nier les miséricordes du Christ et le pouvoir de son Saint-Esprit, et c'est mettre sa confiance en des œuvres mortes. Voici, mon fils, cela ne ()oit pas être ; car le repentir est pour ceux qui sont sous cpndamnation et sous Îsl malédiction d'une loi violée. Et le premier fruit du repentir, c'est lé baptême ; et le baptême vient par la foi, pour accomplir les copm^andements. Et l'accomplissement des commandements amèn^ la rémission des péchés ; et la rémission des péchés produit la douceur et l'humilité du cœur. Et à cause de la douceur et de l'humilité du cœur^ vient la Visitation du Saint-Esprit, Consolateur qui remplit d'eçpérance et de parfait amour ; lequel amour, par diligence en prières, $ijd>siste jusqu'à ce que la fin viendra, quand tous les saints habiteront avec Dieu.

4 Voici, mon fils, je vous écrirai de nouveau, si je ne

MoftONi. en. IX. 51?

marche pas bientôt contre les Lamanites. L'orgueil de cette nation, ou des Néphites, a attiré leur destruction, à moins qu'ils ne se repentent. Priez pour eux, mon fils, afin que le repentir leur vienne. iMaisje crains que TEsprit n'aie cessé d'agir sur eux ; et dans cette partie du pays ils cherchent également à détruire tout pouvoir et toute autorité venant de Dieu ; et ils sont à nier le Saint-Esprit. Et après avoir rejeté une si grande connaissance ^ il faut qu'ils périssent bientôt, pour accomplir les prophéties données par les prophètes , aussi bien que les paroles de notre Sauveur luimême. Adieu, mon fils, jusqu'à ce que je vous écrive ou vous voie encore.

Page 1