‹ Le Livre de MormonChapitre 51 sur 135 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Narration d'Alma, fils d*Alma, premier Grand-Juge du peuple de Néphi et Grand-Prêtre de l'Eglise, Histoire du règne des Juges ; des guerres et des dissensions parmi le peuple. Et récit d'une guerre entre les Néphites et les Lamanites^ d'après les annales dAlma, le premier Grand- Juge,

4 Dans la première année du règne des juges sur le peuple de Néphi, après la mort du roi Mosiah, qui avait combattu le bon combat , qui avait marché dans la justice de Dieu, ne laissant personne pour lui succéder, mais qui cependant avait étabh de bonnes lois, reconnues par le peuple, il advint donc que le peuple fut obligé désormais de suivre les lois qui lui avaient été données.

2 Or il arriva que, dans la première année du règne d'Alma au siège du jugement, on amena à sa barre de jus< tice un homme de haute taille et renommé pour sa force. Il allait çà et là parmi le peuple^ préchant ce qu'il appelait la parole de Dieu, fort préjudiciable à l'Eglise. Il disait au peuple que tout prêtre et instructeur devait être populaire, quMl ne devait point travailler de ses mains, mais que le

Seuple lui devait son soutien. Il assurait que tout le genre nmain serait sauvé au jour final, qu'il n'y avait point lieu •à trembler ni à craindre, mais qu'il fallait élever la tête et se réjouir; que le Seigneur avait créé l'honune, et qu'il l'avait racheté; et qu'à la fin tous auraient la vie éternelle. Il avait si bien enseigné ces choses, que beaucoup de ^ens y avaient cru, et que même on commençait à le soutenir et à lui donner de l'argent. Et on le voyait s'enorgueillir dans son cœur, et porter des vêtements somptueux, il avait même préludé à l'établissement d'une Eglise, conforme à ses pré< dications.

3 11 arriva que, comme il allait pour prêcher à ceux qui avaient foi en sa parole, il rencontra un homme de l'Eglise de Dieu; c'était même un de ses instructeurs. Et il com-

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mença à disputer rudement avec lui en vue d^é^rer le peuple de l'Eglise , mais l'homme le confondait, le reprenant [^ar les paroles de Dieu. Son nom était Gidéon , celui-là même dont Dieu s'était servi comme d'un instrument pour délivrer de l'esclavage le peuple de Limhi. Comme Gidéon le confondait avec les paroles de Dieu, il était furieux contre lui ; il tira son épée et se mit à l'en frapper. Gidéon était tort âgé, et peu dispos à résister à ses coups. Aussi fut-il tué par l'épée ; et l'homme qui le tua fut saisi par le peuple de r Eglise et conduit devant Aima pour être jugé pour le crime qu'il avait commis. Arrivé devant le Grand-Juge, il se défendit lui-même avec beaucoup d'assurance. Alors Aima lui dit: C'est la première lois que nous voyons s'introduire la supercherie de prêtre parmi le peuple. Et tu n'es pas seulement coupable de supercherie de prêtre, mais tu l'as renforcée par 1 épée ; et s'il arrivait que la supercherie de prêtre prît le dessus parmi le peuple, elle serait cause de son entière destruction. Tu as versé le sang d'un homme juste, oui, d'un homme qui a passé sa vie à faire beaucoup de bien parmi ce peuple, et si nous t'épargnions, son sang crierait vengeance sur nous. C'est pourquoi tu es condamné à mourir, suivant les lois qui nous ont été données par Mosiah, notre dernier roi. Elles ont été reconnues par le peuple, il leur doit obéissance.

4 Et l'on s'empara de lui. 11 s'appelait Néhor. On le conduisit sur le haut de la colline Manti , où il fut obligé de convenir, entre le ciel et la terre, que ce qu'il avait enseigné au peuple était contraire à la parole de Dieu; et là il subit une mort ignominieuse. Cependant, cela ne fit pas cesser la supercherie de 4)rêtre : beaucoup de gens aimant les choses vaines du monde, et se plaisant à prêcher les fausses doctrines pour obtenir des richesses et des honneurs. Toutefois, ils n'osaient pas mentir par crainte de la loi qui punissait les menteurs, aussi prétendaient-ils prêcher leur propre croyance, car la loi ne punissait point un homme pour sa croyance. De même ils n'osaient point voler^ de crainte de la loi, qui punissait les voleurs ; et ils n'osaient tuer ni piller, car celui qui tuait était puni de mort.

5 11 arriva donc que ceux qui n'appartenaient point à l'Eçlise de Dieu, persécutèrent les membres de celle-ci, qui avait pris le nom du Christ, ils les affligeaient de toutes manières, eux qui étaient humbles, qui ne s'enorgueillissaient point à leurs propres yeux, et qui se communiquaient, les uns les autres , la parole de Dieu sans argent et sans prix. 11 existait une loi très sévère parmi le peuple de l'Eglise, qui défendait à tout membre de persécuter ceux qui

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n'en faisaient point partie; elle défendait aussi de s'entrepersécuter. Malgré cela, beaucoup de membres de l'Eglise, de ceux que l'orgueil commençait à dominer, se mirent à disputer chaudement avec leurs adversaires, même jusqu'aux coups, et jusqu'à se frapper du poing. Ces choses se passaient dans la seconde année du rè^ne d' Aima , et causaient beaucoup de chagrin à l'Eglise ; c était pour elle une source d'épreuves douloureuses : beaucoup avaient endurci leurs cœurs, et leurs noms avaient été rayés pour ne plus compter parmi le peuple de Dieu ; d'autres s'étaient retirés d'eux-mêmes. C'était donc une cruelle épreuve pour ceux qui restaient fermes dans la foi» Néanmoins, ils furent inébranlables^ et gardèrent immuablement les commandedément de Dieu, souffrant avec patience les persécutions qu'on accumulait sur eux.

6 Quand les prêtres quittaient leurs travaux pour prêcher la parole de Dieu, le peuple aussi quittait ses travaux pour écouter la parole de Dieu. Et quand les prêtres lui avaient prêché la piarole, il retournait diligemment à son travail. Le prêtre ne s'estimait point au-dessus de ses auditeurs; le prédicateur et l'auditeur, celui qui montre et celui qui ap-

1)rend semblaient se valoir : ils étaient tous éçaux, travailant tous, chacun selon ses forces. Ils donnaient de leurs biens aux pauvres, aux malades et aux affligés dans la mesure de ce qu'ils possédaient. Us ne se couvraient point de vêtements somptueux, cependant ils étaient propres et gracieux. Et ainsi, ils affermissaient les affaires de l'Eglise, et la paix commençait à se rétablir malgré toutes les persécutions. Et par cette fermeté de l'Eglise . ils augmentèrent sensiblement leurs richesses. Ils eurent abondance de toutes choses, des troupeaux, des bêtes grasses de toutes les espèces ; des grains en quantité ; de l'or, de l'argent, des choses précieuses, de la soie, des toiles unes, et de bons draps de ménage de toutes sortes. Et dans leur prospérité. Us ne renvoyaient personne qui fût nu, qui eût faim, qui fût malade , on qui eût souffert de privations. Ils ne mettaient point leur cœur dans la richesse , mais ils donnaient libéralement à tous, jeunes ou vieux, libres ou esclaves, hommes ou femmes, qu'ils fussent ou non de l'Eglise, ne faisant point acception de personne. Ils étaient plus riches et plus prospères qu'aucun de ceux qui n'appartenaient point à l'Eglise; car ceux-ci s'adonnaient à la sorcellerie, à l'idolâtrie, à la paresse, à la médisance, à l'envie et aux querelles. Ils portaient aes vêtements somptueux; se livraient à l'orgueil, mentant, volant, pillant, adonnés à la luxure, tuant, commettant enfin toutes sortes de crimes. Toutefois,

autant que possible, la loi était appliquée contre tous ceux qui la violaient.

7 Mais, par l'exécution delà loi contre tous ceux qui la violaient, en raison de leurs crimes, ils devinrent plus paisibles, et n'osèrent plus en commettre ouvertement. Et la paix régna prmi les Néphites jusqu'à la cinquième année du règne des juges. A cette époque, au commencement de cette cinquième année, une oissension fut suscitée parmi le peuple par un nommé Amlici, homme plein d'adresse et de sagesse, comme l'entend le monde, partisan de la foi de l'homme qui tua Gidéon par Tépée, lequel avait été puni de mort selon la loi. Cet Amlici, à l'aide de ses artifices, se créa beaucoup de partisans, même un si grand nombre que, devenus très puissants, ils voulurent l'établir roi du peuple. Cela effrayait les membres de l'Eglise, et tous ceux qui ne s'étaient point laissés entraîner par les opinions d' Amlici. Us savaient ^e selon la loi , de telles choses devaient être établies par la voix du peuple. Aussi craignaient-ils de voir Amlici, qui était un méchant homme, gagner la voix du peuple, sachant qu'il les priverait des droits et des privilèges de l'Eglise, car il avait rintention de détruire l'Eglise de Dieu.

8 11 arriva donc que le peuple se rassembla en corps séparés partout, dans le pays ; et chacun , émettant son opinion, pour ou contre Amlici, il y eut beaucoup de disputes et de graves dissensions. Et ils se réunirent ainsi pour donner leurs votes sur cette question ; et ces votes turent apportés devant les juges. Mais la voix du peuple fut contraire à Amlici, en sorte qu'il ne fut point établi roi. Ce qui causa une joie extrême à ceux qui ne voulaient point de lui. Mais Amlici suscita ceux qui étaient portés pour lui contre ceux qui le repoussaient.

9 Toutefois, s'étant rassemblés, ils sacrèrent roi Amlici. Or quand Amlici eut été proclame roi , il leur ordonna de prendre les armes contre leurs frères , et il le fit pour se les assujettir. Le peuple d'Amlici s'appelait les Amlicites, du nom d'Amlici ; il était par là distingué des Néphites, ou le peuple de Dieu. Ceux-ci, connaissant les projets des Amlicites, se préparèrent à leur tenir tête. Ils s'armèrent d'épées, de cimeterres, d'arcs et de flèches, de pierres et de frondes et toutes sortes d'armes de guerre. Ils étaient ainsi tout préparés à combattre les Amlicites , dès qu'ils approcheraient. Et ils nommèrent des capitaines, des hauts-capitaines et des capitaines en chef, selon leur nombre.

40 Amlici, de son côté, arma ses hommes de toute espèce d'armes de guerre, et il leur donna aussi des chefs pour les conduire au combat contre leurs frères. Et les Amlicites

montèrent sur la colline d'Amnihu, à l'est de la rivière de Sidon, dans le pays de Zarahemla, et là ils attaquèrent les Néphites. Alors Aima, premier juge et gouverneur des Néphites, partit avec son peuple, ses capitaines et ses capitaines en cbef, et se mit à la tête de l'armée pour combattre les Amlicites. 11 les repoussa, et les arrêta sur la colline, à l'est de Sidon. Et le combat fut tellement acharné de part et d'autre, que beaucoup de Néphites tombèrent sous les coups des Amlicites. Mais le Seigneur renforça la main des Néphites, et ils firent un si grand carnage des Amlicites, que ceux-ci s'eotuirent devant eux. Et les Néphites, ayant poursuivi les Amlicites pendant tout le jour, en tuèrent douze mille cinq cent trente-deux; et parmi les Néphites il y eut six mille cinq cent soixante-deux morts.

44 Aima, ne pouvant plus poursuivre les Amlicites, fit camper son peuple dans la vallée de Gidéon, ainsi appelée du nom de ce Gidéon qui avait été tué par l'épée de Néhor ; et les Néphites dressèrent dans cette vallée leurs tentes pour la nuit. jEt Aima envoya des espions pour suivre les débris des Amlicites, afin de connaître leurs desseins et leurs complots , de pouvoir les déjouer et de sauver son peuple de la destruction. Voici les noms de ceux qu'il envoya pour épier le camp des Amlicites : Zeram , Amnor, Manti et Limher ; ce sont ceux-là et leurs hommes qui furent envoyés pour observer le camp des Amlicites.

42 Et le lendemain, frappés d'épouvante et de terreur, ils revinrent en grande hâte au camp des Néphites, disant : Nous suivions le camp des Amlicites jusque dans le pays de Minon, au delà du pays de Zarahemla, vers le pays de Néphi, lorsque, à notre grand étonnement, nous avons vu venir une armée innombrable de Lamanites ; et les Amlicites se sont joints à eux, et ils sont, en ce moment, à massacrer nos frères dans ce pavs-là ; et nos frères se sauvent avec leurs troupeaux, leurs femmes et leurs enfants, pour se réfugier dans notre ville ; et si nous ne nous hâtons, les Amlicites s'empareront de notre ville; et nos pères, nos femmes et nos enfants seront égorgés.

43 Alors le peuple de Néphi leva ses tentes, et quitta la vallée de Gidéon pour marcher vers la ville, la cité ae Zarahemla. Et tandis qu'ils passaient la rivière de Sidon, les Lamanites et les Amlicites, aussi nombreux, pour ainsi dire, que les sables de la mer, fondirent sur les Néphites, pour les massacrer. Mais ceuxnM , raffermis par la main du Seigneur, ayant imploré Dieu avec ferveur qu'il les délivrât de leurs ennemis , leurs prières furent exaucées , le Seigneur les secourut, et les Lamanites et les Amlicites tombèrent

SOUS leurs coups. Et il arriva qu'Aima lutta face à face avec l'épée contre Amlici; et le combat fut très acharné de part et d'autre.

1 4 Mais Âlma, qui était homme de Dieu et plein de foi, s'écria : 0 Seigneur Dieu, ayez miséricorde et épargnez ma vie f afin que je sois entre vos mains un instrument pour conserver et sauver ce peuple. Et lorsque Aima eut prononcé ces paroles, il combattit encore contre Amlici, et il fut tellement fortifié qu'il le tua de son épée. Et il combattit aussi contre le roi des Lamanites ; mais celui-ci recula devant lui , et il envoya ses gardes pour le combattre. Mais Alina, avec ses gardes, se battit contre celles du roi des Lamanites jusqu'à les culbuter et les tuer; et ainsi il s'ouvrit un passage vers la rive à l'ouest de la rivière Sidon, jetant dans ses eaux les corps des Lamanites tués, faisant place à son peuple pour traverser et combattre les Lamanites et les Amlicites, à l'ouest de la rivière Sidon.

1 5 Et lorsqu'ils eurent tous traversé la rivière Sidon , les Lamanites et les Amlicites commencèrent à fuir devant eux, quoique leur nombre fût si considérable qu'on ne pouvait les compter ; et ils fuirent devant les Néphites vers le désert à l'ouest et au nord, bien au delà des limites du pays ; et les Néphites les poursuivirent sans relâche, et les tuèrent ; oui , ils furent pris de toutes parts , tués et chassés vers l'ouest et au nord, jusqu'à ce qu'ils eussent gagné le désert appelé Hermounts, qui était la partie infestée de bêtes féroces et sauvages. Et beaucoup moururent de leurs blessures dans le désert, et furent dévorés par les bêtes et par les vautours des airs ; et leurs ossements ont été retrouvés, et ont été entassés sur la terre.

1 6 Et les Néphites , qui ne succombèrent pas par les armes de la guerre, ensevelirent ceux qui avaient été tués (et l'on ne comptait point ceux qui avaient été tués, tant ils étaient nombreux); et lorsqu'ils eurent fini d'enterrer les morts , ils retournèrent à leurs champs , à leurs maisons , vers, leurs femmes et leurs enfants. Beaucoup de femmes et d'enfants avaient péri par l'épée, et aussi beaucoup de leurs troupeaux; et la plupart de leurs champs ensemencés avaient été détruits, foulés aux pieds des armées. Et tous les Lamanites et les Amlicites, tués sur les bords de la rivière Sidon, furent jetés dans les eaux de Sidon, et leurs os sont au fond des mers, et ils y sont en grand nombre.

47 Et les Amlicites s'étaient distingués des Néphites en se mettant du rouge sur le front à la manière des Lamanites; mais ils ne s'étaient point rasé la tête comme les Lamanites. Ceux-ci étaient rasés et ils étaient nus, si ce n'est que leurs

reins étaient recouverts de peaux , et qu'ils avaient ceint autour d'eux leurs armes de guerre,, leurs arcs et leurs flèches, leurs pierres et leurs frondes. La peau des Lamanites était d'une couleur sombre, en signe de la malédiction qui avait frappé leurs pères à cause de leurs transgressions et de leur révolte contre leurs frères, Néçhi, Jacob , Joseph et Sam, hommes justes et saints. Ils avaient cherché à tuer leurs frères, et c'est pour cela qu'ils étaient maudits; et le Seigneur Dieu a marqué Laman et Lémuel, et aussi les fils dlsmaêl, et les fenunes Ismaélites, et cela se fit, afin que leur postérité ne fût point confondue avec la postérité de leurs frères, et afin que le Seigneur pût, par ce moyen, conserver son peuple, l'empêcher de se mélanger, et de croire à des traditions mensongères qui entraîneraient sa destruclion.

4 8 Car quiconque mélangeait sa race avec celle des Lamanites attirait la même malédiction sur sa postérité ; c'est pourquoi celui qui se laissait emmener par les Lamanites portait leur nom, et un signe était mis sur lui. Et c'est ainsi qu'il arriva que tous ceux qui ne croyaient point aux traditions des Lamanites, mais qui croyaient à ces annales apportées de Jérusalem et à la tradition de leurs pères qui était vraie, et qui croyaient aux commandements de Dieu, et les gardaient, furent depuis lors appelés iNéphites, ou peuple de Néphi ; et ce sont eux qui ont conservé les vraies annales de leurs peuples, et aussi celles des Lamanites.

1 9 Et pour revenir aux Amlicites , eux aussi avaient une marque; oui, ils se sont mis la marque sur eux-mêmes, même une marque rouge sur le front. Ainsi la parole du Seigneur est accomplie, car voici ce qu'il disait à Néphi : J'ai maudit les Lamanites, et je les marquerai d'un signe, afin qu'eux et toute leur postérité soient séparés de toi et ae ta postérité, désormais et à toujours, à moins qu'ils ne se repentent et quMls ne reviennent à moi pour que je leur fasse miséricorde. Et de plus, je marquerai d'un signe celui qui mêlera sa race avec celle de tes frères, pour qu'il soit maudit aussi. Et le Seigneur dit encore : Je mettrai un signe sur celui qui combat contre toi et ta postérité. Et celui qui se séparera de toi ne sera plus appelé ta postérité ; et je te bénirai, toi et tous ceux qui seront appelés ta postérité, désormais et à toujours. Telles étaient les promesses du Seigneur à Néphi et à sa postérité. Or les Amlicites, en se marquant au front, ne savaient pas qu'ils accomplissaient les paroles de Dieu ; cependant comme ils se sont montrés rebelles à Dieu, il fallait que la malédiction tombât sur eux. Sachez donc, maintenant, qu'ils se sont eux-mêmes attirés la malédiction ; et

tout bomine mandit en fait autant, il attire sur lui-même sa propre condamnation.

20 Et il arriva que, peu de temps après le combat livré

Ear les Lamanites et les Amlidtes, dans le pays de Zaraemla, une autre armée de Lamanites vint contre le peuple de Néphi, àFendroit même où la première armée avait rencontré les Amlicites. Et l'on envoya une armée pour les chasser du pays. Aima, qui avait été blessé , n'alla point cette fois, en personne, combattre les Lamanites, mais il envoya contre eux une armée considérable, qui les rencontra et en tua un grand nombre , et le reste fut repoussé hors du pays : après quoi, lés Néphites revinrent, et pendant quelque temps, n'étant plus inquiétés par leurs ennemis, ils commencèrent de nouveau à Jouir de la paix.

24 Maintenant toutes ces choses furent faites; oui, toutes ces guerres, ces dissensions eurent lieu et finirent dans la cinquième année du règioe des juçes ; et dans la durée d'un an des mille et des dizaines de mille âmes furent envoyées dans le monde éternel, pour recueillir leur récompense selon leurs œuvres, bonnes ou mauvaises, pour recueillir le bonheur étemel ou le malheur éternel, selon l'esprit auquel ils avaient voulu obéir , ou bon ou mauvais ; car tout homme reçoit ses gages de celui auquel il a voulu obéir, ainsi qu'il est marqué dans les paroles de l'esprit de prophétie ; c'est pourquoi qu'il en soit selon la vérité. Et ainsi finit la cfnquième année du règne des juges.

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