‹ Le Livre de MormonChapitre 77 sur 135 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

4 Or, il arriva qu'après l'envoi de son épitre à Pahoran, le 'gouverneur en chef, Moroni en reçut bientôt une réponse. Et voici les paroles de cette épître . Moi , Pahoran, gouverneur en chef de ce pays, j'envoie ces paroles à Moroni, le capitaine en chef de l'armée. Voici, je vous assure, Moroni, que je ne me réjouis pas de votre grande affliction, oui, elle afflige mon âme. Mais il y en a qui se réjouissent de vos malheurs, à ce point qu'ils se sont révoltés contre moi et contre ceux de mon peuple qui aiment la liberté ; et le nombre de ces rebelles est extrêmement considérable. Ce sont eux qui ont cherché à me priver du siège du jugement ; ils ont commis cette grande iniquité ; et en employant la flatterie, il sont parvenus à détourner les cœurs de bien des gens, ce qui amènera sur nous de grandes calamités. Ce sont eux qui ont empêché l'envoi de nos vivres, et qui

ODt intimidé nos hommes amis de la liberté, pour qu'ils ne marchassent point à votre secours.

2 Et voici, ils m'ont chassé devant eux; et je me suis réfugié au pays de Gidéon , avec autant d'hommes qu'il m'a été possible de réunir. J'ai envoyé partout une proclamation dans cette partie du pays ; et des hommes armés nous arrivent chaque jour pour la défense de leur patrie, de leur liberté, et pour venger nos griefs. Et ils sont venus à nous; ce qui nous a mis eu état de défier les rebelles, à tel point qu'ils nous craignent et n'osent pas nous combattre. Us ont

8 ris possession de notre pays, ou de la ville de Zarahemla : s ont établi un roi sur eux, qui a écrit une épître au roi des Lamanites, dans laquelle il fait alliance avec lui en convenant de garder la ville de Zarahemla, pensant qu'en gardant cette ville il facilitera aux Lamanites la conquête du reste du pays , et espérant d'être nommé roi sur tout ce peuple, quand il aura été asservi par les Lamanites.

3 Vous m'avez censuré dans votre épître; mais n'importe, je ne suis pas fâché, mais je me réjouis de la grandeur de votre cœur. Moi, Pahoran, je n'ambitionne pas le pouvoir, si ce n'est de retenir mon siège du jugement, afin de préserver les droits et la liberté de mon peuple. Mon àme tient ferme dans cette liberté, par laquelle Dieu nous a rendus libres.

4 Or voici, nous résisterons à l'iniquité , même jusqu'à Tefliision du sane. Nous ne verserions pas le sang des Lamanites, s'ils voulaient rester sur leurs propres terres. Nous ne verserions pas le sang de nos frères , s'ils ne s'étaient révoltés, et s'ils n'avaient pas pris les armes contre nous. Nous nous soumettrions au joug de l'esclavage, si le Seigneur dans sa justice ordonnait que nous le fissions. Voici, il ne nous commande pas de nous assujettir à nos ennemis, mais il veut que nous placions notre confiance en lui, et il nous délivrera.

5 C'est pourquoi, mon bien-aimé frère Moroni, résistons au mal ; et quel que soit le mal que nous ne puissions vaincre par des paroles, tel que celui des dissensions et des révoltes, attaquons-le avec nos épées, pour pouvoir conserver notre liberté et nous réjouir dans le grand privilège de notre Eglise, et dans la cause de notre Rédempteur et de notre Dieu. C'est pourquoi, venez à moi promptement, avec quel-

2ues forces , et laissez le reste sous le commandement de éhi et de Téancum ; donnez-leur les ordres de conduire la guerre dans cette partie du pays selon l'esprit de Dieu, qui est aussi l'esprit de liberté qui est en eux. Voici, je leur ai envoyé quelques provisions pour qu'ils puissent sub-

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sister jusqu'à ce que vous m'ayez rejoint. Réunissez le plus de forces que vous pourrez durant votre marche ; et nous tomberons incontinent sur ces apostats, dans la puissance de notre Dieu, selon notre foi. Et nous prendrons possession de la ville de Zarahemla, pour en obtenir plus de vivres à envoyer à Lébi et à Téancum ; oui, nous marcherons contre eux, dans la force du Seigneur, et nous mettrons un terme à cette grande iniquité.

6 Et maintenant, Moroni, je me réjouis d'avoir reçu votre épître ; car j'étais inquiet de savoir ce que nous aurions à faire, et s'il serait juste à nous de marcher contre nos frères. Mais vous avez dit qu'à moins qu'ils ne se repentent, le Seigneur vous ordonne de marcher contre eux. Affermissez Lébi et Téancum dans le Seigneur : dites-leur de ne rien craindre, car Dieu les délivrera, ainsi que tous ceux qui se tiennent fermes dans cette liberté par laquelle Dieu les a rendus libres. Et maintenant, je finis mon épitre à mou bien-aimé frère Moroni.

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