‹ Le Livre de MormonChapitre 80 sur 135 · CHAPITRE î · texte numérisé non relu

CHAPITRE î

Relation sur les Néphites. Leurs contestations, leurs dissensions et leurs guerres. Prophéties de plusieurs saints prophètes avant l'avènement de Jésus-Christ, d'après les annales d'Hélaman, fils d'Hélaman, et d'après les atinales de ses fils, jusqu'à l'avènement du Christ. Beaucoup de Lamanites sont convertis. Récit de leur conversion. Récit de la justice et de la sainteté des Lamanites, des iniquités et des abominations des Néphites, d'après les annales d'Héloman et de ses fils, même jusqu'à l'avénement du Christ : ce qui est appelé le livre d'Hélaman,

^ Au commencement de la quarantième année du règne des juges sur le peuple de Néphi , une sérieuse difOculté s'éleva parmi les Néphites. Car voici , Pahoran était mort et était allé où va toute la terre ; et une grave contestation eut lieu touchant Félection à faire au siège du jugement , parmi les frères, qui étaient les fils de Pahoran. Or, voici les noms de ceux qui briguèrent l'élection au siège du jugement, et qui entraînèrent le peuple dans cette contestation : Pahoran , Paanchi et Pacuméni. Et ce n'était pas là tous les fils de Pahoran (car il en avait beaucoup), mais ce sont ceux qui contestèrent pour le siège du jugement, et qui formèrent ainsi trois divisions parmi le peuple. Néanmoins , ce fut Pahoran qui fut choisi par la voix du peuple pour être le Grand-Juge et le gouverneur du peuple de Néphi.

2 Et quand Pacuméni vit qu'il ne pouvait obtenîr le siège du jugement, il joignit sa voix à celle du peuple. Mais voici, Paanchi et cette portion du peuple qui le voulait pour gouverneur , en devinrent extrêmement furieux ; et il se mit à flatter le peuple pour le porter à se révolter contre ses frères.

3 Mais comme il était sur le point de le faire ; voici , il fut pris, jugé par la voix du peuple, et condamné à mort; car il avait été rebelle, et avait cherché à détruire la liberté du peuple. Lorsque ceux qui le voulaient pour gouverneur, surent qu'il avait été condamné à mort, ils s'en montrèrent furieux, et dépêchèrent un nommé Kishkumen au siège du

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jugement; et ce dernier assassina Pahoran sur le siège même du jugement. Et il fiit poursuivi par les serviteurs de Pahoran ; mais voici, la fuite de Kishkumen fut si rapide , que personne ne put l'atteindre. Et il revint auprès de ceux qui l'avaient envoyé, et ils firent tous alliance, jurant par leur Créateur Eternel, de ne dire à personne que Kishkumen avait tué Pahoran ; c'est pourquoi , Kishkumen ne fut point connu parmi le peuple de Néphi, car il était déguisé quand il tua Pahoran. Et Kishkumen et la bande ({ui avait fait al- Jiance avec lui, se mêlèrent parmi le peuple,, de manière à ^n'être pas tous connus; mais tous ceux qui furent reconnus furent condamnés à mort. Et maintenant voici, Pacmnéni fut nommé, par la voix du peuple, Grand-Juge et gouverneur du peuple, pour régner à la place de son frère, Pahoran ; et c'était selon son droit. Et tout cela se passa dans la quarantième année du règne des juges , et elle finit.

4 Et dans la (quarante et unième année, les Lamanites levèrent une armée innombrable, qu'ils armèrent d'épées , de cimeterres, d'arcs, de flèches, de casques, de cuirasses et de toutes sortes de boucliers ; et ils vinrent encore faire la guerre aux Néphites. Et ils avaient à leur tète Goriantumur, nomme grand et fort; c'était un descendant de Zarahemla, et dissident des Néphites. C'est pourquoi le roi des Lamanites , dont le nom était Tubaloth , fils d'Âmmoron , dans l'espoir que Coriautumur, étant un puissant homme, tiendrait tête aux Néphites et les subjuguerait et par sa force et par sa grande sagesse , il se mit à exciter les Lamanites ; et il leva des troupes, et il mit Coriantumur à leur tête , et il les fit marcher vers le pays de Zarahemla pour faire la guerre aux Néphites.

5 Or, les dissensions et les difQcultés dans les affaires du gouvernement avaient été cause qu'on n'avait pas maintenu des gardes sufûsantes dans le pays de Zarahemla ; car on ne supposait pas que les Lamanites oseraient venir au centre du pays pour attaquer cette grande ville de Zarahemla. Mais Coriantumur, à la tête de sa nombreuse armée, vint tomber sur les habitants de la ville ; et sa marche avait été tellement rapide, que les Néphites n'eurent point le temps de réunir leurs forces. Après avoir égorgé les gardes de la porte de la ville, Coriantumur fit entrer toute son armée dans la ville , et tous ceux qui firent résistance furent mis à mort, et ainsi fut prise la ville.

6 Et il arriva que Pacuméni , le Grand-Juge , prit la fuite devant Coriantumur, même jusqu'aux murs de la ville. Et Coriantumur le frappa contre la muraille, jusqu'à lui donner la mort. Et ainsi finirent les jours de Pacuméni. Et lorsque

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Goriantumur vit qu'il était maître de la ville de Zarahemla, et que les Néphites avaient pris la fuite, ou avaient été tués, ou avaient été saisis et jetés en prison, et qu'il s'était emparé de la plus importante place de tout le pays , son cœur prit courage , et il résolut de conquérir le reste du pays. Après un court séjour dans'le pays de Zarabemia, il se mit en marche, à la tête d'une nombreuse armée pour la ville Abondance , déterminé de se frayer un cbemln avec Tépée pour s'emparer des parties nord du pays. Et dans la supposition que les principales forces des Néphites se trouvaient au centre du pays , il marcha sans leur donner le temps de se rassembler, si ce n'est par petites compagnies, et il vint ainsi tomber sur eux et les tailla en pièces. Mais voici , cette marche de Goriantumur au centre du pays, donna à Moronihah un grand avantage sur lui , malgré le grand nombre de Néphites qui furent tués; car, comme il avait supposé que les Lamanites n'oseraient pas venir au centre du pays, mais qu'ils attaqueraient les villes environnantes situées sur les frontières , ainsi qu'ils l'avaient fait jusqu'alors , il avait laissé ses forces principales pour garder cette partie de la frontière. Mais voici, la crainte n'avait pas retenu les Lamanites selon son désir; ils étaient venus au centre du pays; et ils s'étaient emparés de la capitale, qui était la ville de Zarahemla, et ils parcouraient les principales parties du pays, faisant un carnage horrible de ses habitants, tuant hommes, femmes et enfants, et prenant beaucoup oe villes et de places fortes.

7 Mais, dès que Moronihah eut découvert cela, il envoya inamédiatement Léhi avec une armée pour les devancer, avant qu'ils n'arrivassent au pays Abondance. Ge qu'il fit; Léhi les devança, avant leur arrivée au pays Abondance, et il leur livra bataille; et ils commençaient à battre en retraite vers le pays de Zarahemla. Et Moronihah les devança dans leur retraite , et il leur livra bataille , et elle fut extrêmement sanglante ; oui, un grand nombre de Lamanites furent tués, et Goriantumur fut trouvé parmi les morts. Et voici, aucune voie n'était ouverte aux Lamanites pour leur retraite, ni vers le nord, ni vers le sud, ni vers l'est, ni vers l'ouest, car ils étaient de tous côtés entourés par les Néphites. Et c'est ainsi que Goriantumur plongea les Lamanites au milieu des Néphites ; de sorte qu'ils tombèrent complètement en leur pouvoir, et que lui-même fut tué ; et les Lamanites se rendirent aux Néphites.

8 Et Moronihah ayant repris la ville de Zarahemla , il fit renvoyer en paix hors du pays les prisonniers Lamanites. Et ainsi finit la quarante et unième année du règne des juges.

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9 Et dans la quarante-deuxième année^ après que Moronihah eut rétabli la paix entre les Néphites et les Lamanites , voici, il n'y avait personne pour occuper le siège du jugement ; et une contestation s'éleva parmi le peuple sur cette affaire; et Hélaman, fils d'Hélaman , fut choisi par la voix du peuple pour occuper le siège du jugement. Mais Kishkumen , le meurtrier de Pahoran, se mit à ourdir une trame pour se défaire aussi d'Hélaman ; et il y était encouragé par sa bande, qui avait juré avec lui que personne ne connaîtrait son crime. Et il y avait un nommé Gadianton, grand parleur, et très rusé, homme expert à conduire les secrètes machinations du meurtre et du pillage; et il devint le chef de la bande de Kishkumen ; et il se mit à flatter ses complices, leur promettant que, s'ils le plaçaient au siège du jugement, il leur donnerait des emplois parmi le peuple. Voilà pourquoi Kishkumen cherchait à se défaire d'flèlaman '

40 Et comme il se dirigeait vers le siège du jugement, pour y tuer Hèlaman , voici , un des serviteurs d'Hélaman (qui avait obtenu la nuit, au moyen d'un déguisement, la connaissance du complot formé contre la vie de son maître) rencontra Kishkumen et lui donna un signe. Alors celui-ci lui ouvrit tout son cœur, le priant de le conduire au siège du jugement , pour qu'il pût tuer Hèlaman. Et quand le serviteur eut été initié au complot de Kishkumen ; quand il sut qu'il avait le projet d'assassiner, et que celui de sa bande était de tuer, de piller et d'obtenir des emplois (et c'était là le plan de leurs secrètes inachinations), il lui dit : Allons au siège du jugement. Or, cette parole plut extrêmement à Kishkumen, car il supposa qu'il pourrait accomplir son dessein. Mais voici, dans le temps qu'ils se rendaient au siège du jugement, le serviteur plongea sou poignard dans le cœur de Kishkumen, qui tomba sans un soupir. Et le serviteur courut dire à Hèlaman tout ce qu'il avait vu, entendu et fait.

4 1 Et Hèlaman envoya des gens pour se saisir de cette bande secrète de voleurs et d\ssassins , afin de les faire exécuter selon la loi. Mais voici, dès que Gadianton s'aperçut que Kishkmrien ne revenait pas, il craignit pour sa propre vie et ordonna à sa bande de le suivre. Et ils gagnèrent le désert par une voie secrète ; et ils ne purent être trouvés par les gens d'Hélaman. Et plus tard, il sera parlé davantage de ce Gadianton. Ainsi finit la quarante-deuxième année du règne des juges sur le peuple de Néphi. Et voici, à la fin de ce livre, vous verrez que ce Gadianton devint la cause de la ruine, oui, de presque la complète extermination du peuple de Néphi, — Voici , je ne veux pas dire la

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fin du livre d'Hélaman , mais je veux dire la fin du livre de Néphi, duquel j'ai tiré touUe récit que j'ai écrit.

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