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DANGEREUSES

elle, éviter de la recevoir, savoir lui fermer sa porte comme on la ferme au voleur, car elle peut ravir notre âme, qui est plus précieuse que tous les autres biens. Il faut même éviter de la rencontrer en chemin.

Si les saints estiment dangereux les jeux de mains, les caresses trop sensibles entre personnes de même sexe, combien sont plus redoutables les démonstrations d'affection données à des personnes de sexe différent ! Il faut donc se les interdire absolument, et il est plus facile de le faire, que de s'arrêter à temps sur la pente, de toutes la plus glissante. Non seulement on doit veiller sur tous ses sens, mais même sur son coeur. Ce cœur appartient à Dieu ; il le lui faut conserver tout entier.

Saint Léonard dit que le voleur, quand il veut entrer dans une maison, fait à la porte une légère ouverture, par laquelle il introduit un enfant qui ouvre ensuite la porte entièrement. Le démon du vice, qui serait repoussé par une àme honnête, s'il voulait y pénétrer, a soin d'introduire avant lui un petit démon moins hideux, celui d'une affection naturelle. Ce dernier ouvre ensuite la porte à l'autre; c'est, hélas I ce qui arrive tous les jours. N'attachons donc pas notre cœur à la créature, et tournons-le vers Dieu avec plus d'énergie, quand nous apercevons qu'il tend à se coller à la terre.

Après ce que nous venons de dire, comment expliquer le laisser-aller qui règne en divers lieux, parmi la jeunesse surtout! Ne voit-on pas des jeunes gens désœuvrés courir çà et là dans les veillées d'hiver, cherchant l'occasion de s'entretenir avec des jeunes filles, que des parents aveugles abandonnent à leur propre faiblesse? Nos enfants sont des anges, dit-on quelquefois

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