‹ Le livre de tousChapitre 109 sur 196 · THEATRES^ CAFÉS, LECTURES DANGEREUSES · texte numérisé non relu

THEATRES^ CAFÉS, LECTURES DANGEREUSES

sentations, qu'au moins on en gémisse et qu'on ait soin, quand on s'y trouve engagé, selon le conseil de saint François de Sales, de penser à la mort, qui nous fera tous danser sur la même cadence. Sans ces précautions, on court risque de se perdre. A ceux qui, dans les théâtres et autres occasions, prétendent ne trouver aucun péril, saint Ghrysostome répond : « Avez-vous donc plus de sagesse que ces grands hommes qu'un simple regard a terrassés? — Le loup, le lion, les autres bêtes féroces poursuivies par les [lèches du chasseur prennent la fuite, et l'homme doué de raison, une fois blessé, suit ce qui l'a blessé, de telle sorte qu'il reçoit des coups beaucoup plus graves; il se plaît dans sa blessure, ce qui la rend incurable; car celui qui ne craint pas les plaies et ne cherche pas à en être délivré, comment recourrait-il à un médecin? Aussi, une amère douleur me torture quand je vous vois vous retirer de ces heux, ayant subi une telle perte, et emportant pour un si court plaisir une perpétuelle douleur. Car, avant l'enfer et ses supplices, vous vous créez une peine extrême. N'est-ce pas pour vous le dernier des supplices de porter partout avec vous la fournaise d'un amour insensé et les accusations de votre conscience? Comment, en cet état, vous approcher du saint lieu et de la Table céleste? Gomment entendre les sermons sur !a chasteté? »

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