DES SACREMENTS EN GÉNÉRAL
éclatants et persévérer jusqu'à la fin dans le bien. Dieu ne commande pas l'impossible, dit saint Augustin; mais en nous commandant, il nous invite à faire ce que nous pouvons et à demander ce que nous ne pouvons pas; et il nous aide afin que nous puissions. Il ne refuse sa grâce à personne, pas même aux hérétiques, pas même aux infidèles, car il veut, dans sa bonté, le salut de tous les hommes.
Toutefois, la nécessité absolue de la grâce nous fait sentir combien il importe de n'y pas résister, de suivre les lumières et d'écouter les inspirations surnaturelles que Dieu nous envoie. Aussi saint François d'Assise était-il toujours recueilli en lui-même pour étudier dans son cœur les inspirations de la grâce, et, dès qu'il les avait saisies, il les mettait aussitôt en pratique. Nous pouvons résister à la grâce, car il est de foi qu'elle nous laisse la liberté; mais, en y résistant, nous allons contre les desseins miséricordieux de Dieu à notre égard; et l'abus que nous faisons de ses dons le rend moins libéral envers nous. Non seulement il ne faut pas résister à la grâce, mais il est capital pour nous d'user des moyens que Dieu nous a fournis pour nous la procurer. Or, ce*^ moyens sont les sacrements et la prière, dont nous avons à parler dans cette troisième partie.