EN GÉNÉRAL
sacrements sont tenus, en les administrant, d'observer les cérémonies saintes prescrites par l'Eglise.
Ces cérémonies, que leur antiquité doit rendre vénérables, bien qu'elles ne soient pas toutes essentielles aux sacrements, ont une efficacité merveilleuse pour entourer de respect nos augustes mystères, pour faire connaître aux fidèles les effets des sacrements et exciter leur foi. Ceux qui en ignorent le sens sont les seuls à ne pas les apprécier. Sainte Thérèse disait qu'elle donnerait sa vie pour défendre la moindre des cérémonies de l'Eglise.
Celui qui reçoit les sacrements doit avoir l'intention, au moins habituelle, de les recevoir. Si on les lui conférait malgré lui, le sacrement serait nul. Toutefois, l'intention n'est pas requise dans les enfants, ni dans les insensés, qui ne sont pas capables de l'avoir, et dont le Baptême est certainement valide.
Quand un moribond a perdu l'usage de ses sens, on présume avec raison qu'il a l'intention de mettre sa conscience en règle, et on doit lui administrer les sacrements. L'état de grâce est nécessaire pour recevoir les sacrements des vivants, c'est-à-dire la Confirmation, l'Eucharistie, l'Extrême-Onction, l'Ordre et le Mariage. Les recevoir en état de péché mortel, ce serait un sacrilège.
C'est pourquoi on ne saurait trop recommander aux fidèles de se préparer à ces sacrements par une sainte confession, quand même ils croiraient avoir la contrition parfaite de leurs péchés. Cette contrition parfaite d'un péché grave, commis depuis la dernière confession, serait absolument insuffisante pour qu'on pût communier. Il faudrait dans ce cas, contesser ses péchés avant
276 **^ flApTtJu
de recevoir Notre-Seigneur. Qu'on ne confonde pas les sacrements institués par Dieu lui-même avec les sacramentaux, qui sont des cérémonies ou des actes extérieurs de religion, établis par l'Eglise pour l'honneur de Dieu et la sanctification des âmes. Les sacramentaux excitent, en effet, dans les âmes, de bons sentiments, qui obtiennent la rémission des péchés véniels, les biens temporels, comme la santé, Téloignemenl des tentations. Toutefois, ils ne produisent pas ces effets par leur propre vertu, mais à raison des sentiments pieux qu'ils font naître. On compte parmi les sacramentaux : l'eau bénite, dont il est bon d'user souvent, à l'exemple des premiers fidèles, les prières et les aumônes prescrites par l'Eglise, le pain bénit, la béné-, diction de l'évêque et des prêtres.
Après ces notions générales sur les sacrements,] nous devons parler de chacun d'eux en particulier.