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I. A L'ÉGARD DE NOTRE-SEIGNEUR

1. DÉVOTION AU SACRÉ-CŒUR. — Notre divin Sauveur a daigné, dans nos temps modernes, révéler cette dévotion à la Bienheureuse Marguerite-Marie, religieuse de la Visitation de Paray-le-Monial. Cette dévotion, qui fait le bonheur des âmes pieuses, a été

approuvée par l'Eglise. Elle a pour but d'honorer l'amour immense que le Fils de Dieu fait homme nous a témoigné dans sa vie, dans sa mort, dans sa présence au Saint-Sacrement, et de réparer par l'am our l'ingratitude d'un grand nombre de chrétiens. Notre-Seigneur, pour encourager cette dévotion, a fait à la Bienheureuse Marguerite-Marie les promesses les plus magnifiques.

Voici entre ces promesses celles qui nous paraissent les plus importantes :

i° La grâce de recevoir les sacrements à la mort, à ceux qui communieront touslespremiers vendredis du mois, pendant neuf mois de suite ; 2" L'union dans les familles et la bénédiction sur les maisons où sera exposée l'image .du Sacré-Cœur; 3° La conversion aux âmes pécheresses; 4° La ferveur aux âmes tièdes ; 5° La perfection la plus élevée aux âmes ferventes qui honoreront ce Cœur adorable.

La Confrérie du Sacré-Cœur est enrichie de précieuses indulgences, ainsi que l'Archiconfrérie de la Garde d'honneur du Sacré-Cœur et l'Apostolat de la prière. Que du moins, on n'oublie pas l'exposition de l'image du Sacré-Cœur dans sa maison, et la communion du premier vendredi de chaque mois.

2. LE CHEMIN DE LA CROIX. — La dévotion à la Passion de Notre-Seigneur a été celle de tous les saints. La méditation de la Passion est de toutes la plus salutaire. Aussi a-t-on appelé avec raison le crucifix le livre des élus. C'est là, en effet, qu'on apprend la science du salut, la plus nécessaire de toutes; mais entre les pratiques qui excitent dans les âmes la dévotion à la passion de Notre-Seigneur et qui rendent facile la méditation des souffrances de ce divin Sauveur, il n'en est point de si ancienne, de si répandue parmi les fidèles, de si profitable pour les défunts, de si fructueuse pour ceux qui l'embrassent, que le saint exercice du chemin de la Croix.

Faire le chemin de la Croix, c'est parcourir la voie douloureuse que Notre-Seigneur parcourut portant sa croix, depuis le tribunal de Pilate jus-

qu'au Calvaire. Il se divise en quatorze stations, qui nous rappellent chacune quelque mystère de la passion. Cet exercice est un des plus riches ea indulgences, toutes applicables aux âmes du Purgatoire. Pour les gagner, il n'est pas ne'cessaire de se confesser, ni de communier, il suffit d'être en e'tat de grâce. C'est pourquoi il est bon de le faire précéder d'un acte de contrition parfaite (voir p. 391). Pas nécessaire non plus de réciter des prières, ni pendant, ni après l'exercice ; il suffit de parcourir, ea changeant de place, les quatorze stations régulièrement érigées, en méditant sur la passion de Notre- Seigneur, ou sur les mystères que représente chaque station.

Quel bonheur de pouvoir faire le chemin de la Croix tous les jours, ou au moins une fois par semaine, le vendredi par exemple, ou le dimanche après les vêpres! Qu'au moins le premier vendredi, ou le premier dimanche du mois, jour qu'on pourrait choisir pour sa retraite du mois, on ait soin de ne pas se priver des indulgences et des fruits précieux de cette pratique. Lés âmes pieuses feraient une œuvre de zèle très agréable à Dieu en persuadant à un certain nombre de personnes de faire avec elles le chemin de la croix, le dimanche, à l'heure la plus commode. Qu'on n'oublie pas, afin de se rappeler la passion de Notre-Seigneur, d'avoir dans sa maison, et même dans chaque appartement, et de porter toujours sur soi un crucifix.

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