L'ÉGLISE CATHOLIQUE
dVinc. )) Un protestant qui se fait catholique ne change pas de reUgion, il ne fait que revenir à celle que ses aïeux avaient eu le tort de quitter. C'est, en effet, un préjugé absurde et contradictoire dans la bouche des protestants que de dire qu'il ne faut pas quitter la religion de ses pères. Les protestants existaient-ils avant le xvi^ siècle ? Assurément non, ils ne peuvent le nier. Leurs premiers ancêtres étaient donc catholiques, et, d'après ce préjugé même, ils doivent revenir au catholicisme. Si, sous prétexte que leurs pères sont protestants depuis trois siècles, ils se croient obligés de rester protestants, il en faut conclure que les païens ont mal fait d'embrasser le christianisme, que les juifs, que les musulmans, que les idolâtres font mal de se faire chrétiens; et cependant, les protestants eux-mêmes leur envoient des ministres pour les évangéliser. Ce préjugé est donc faux d'après leur propre aveu, et il ne doit point les arrêter quand ils veulent embrasser le catholicisme.
Un ambassadeur de France en Angleterre, étant revenu d'une maladie mortelle, quelques seigneurs protestants lui demandèrent s'il n'aurait pas été affligé de mourir et d'être enterré parmi les protestants. « Non, répondit-il, j'aurais seulement ordonné de creuser une fosse un peu plus profonde et je me serais trouvé parmi les catholiques. » Une religion qui date d'hier ne peut pas être celle du Christ. On l'appelle Réforme. Belle réforme, en vérité, que celle qui supprime la virginité, l'abstinence, le jeûne, l'indissolubilité du mariage, le sacrement de pénitence et nie le Purgatoire. Ce serait commode de l'embrasser, si elle osait encore nier l'enfer!
Le curé d'Ars reçut un jour la visite d'un riche