NOS DEVOIRS
protestant, qui ne se fit pas connaître; en le congédiant, il lui remit une médaille. « Vous ne savez pas, répondit le visiteur, que je suis protestant; mais j'espère quand même être un jour au ciel avec vous. — Pour être unis au ciel, répondit le vénérable Vianney, il faut l'être sur la terre; où l'arbre tombe, il reste. — J'ai foi, reprit le protestant, à la parole du Christ : Celui qui croit en moi aura la vie éternelle. — Le Christ a bien dit d'autres choses, reprit le saint prêtre : Si quelqu'un n'écoute pas l'Eglise, regardez-le comme un païeii et un publicain. Il ny aura qu'un troupeau et un seul pasteur. Il n'y a pas deux manières de servir Dieu, il n'y en a qu'une bonne, mon ami, c'est celle dont il veut être servi. » Là-dessus, le saint curé salue son visiteur qui, réfléchissant à ces paroles, ne tarda pas à se faire catholique.