OBSTACLES A LA FOI
Outre l'ignorance, les mauvaises lectures, la compagnie des ennemis de l'Eglise et des impies
et les Sociétés secrètes, dont nous avons signalé le péril dans le chapitre précédent, une vie coupable et le respect humain sont, pour la foi, de redoutables écueils. Qui ne sait que la foi sans les œuvres est incapable de nous conduire au Ciel? Elle est morte, elle ne peut donc produire les œuvres qui rendent dignes de la vie éternelle. Mais il y a plus; cette foi que l'on ne développe pas, dont on ne suit pas les lumières, dont on foule aux pieds les obligations, s'éteint comme une lampe dans laquelle on ne met plus d'huile.
A plus forte raison est-on exposé à perdre la foi, si, à l'indifférence et à la négligence, on ajoute des œuvres d'iniquité, si on se fait esclave de honteuses passions. Saint Paul nous parle d'hommes qui, déjà de son temps, ayant repoussé la bonne conscience, avaient fait naufrage dans la foi; et depuis lors, on peut, sans exagération, affirmer que la corruption des mœurs a fait tous les apostats, tous les hérétiques et tous les incrédules. Et cette affirmation est confirmée par l'histoire de l'Eglise et par l'expérience. Toutes les hérésies, toutes les apostasies ont eu pour père l'orgueil et pour mère l'impudicité.
Henri VIII, roi d'Angleterre, avait d'abord montré un grand zèle contre l'hérésie, qu'il avait combattue dans un ouvrage. Léon X lui décerna à cette occasion le titre de défenseur de la foi ; mais une fois qu'il eut répudié Catherine d'Aragon, pour vivre criminellement avec Anne de Boleyn, il devint schismatique et, dans sa fureur, il immola 20 évêques, .500 prêtres, 360 gentilshommes qui avaient refusé d'approuver ses turpitudes.
Ne voit-on pas les hérétiques de nos jours, qui prennent le titre de vieux catholiques, reconnaître pour pasteurs des misérables, qui n'ont