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DEVOIRS DES ENFANTS

serait pas moins grave que la haine à l'égard d'un

père.

L'honneur dû aux parents demande de plus qu on les estime intérieurement et qu'on les respecte extérieurement. C'est donc une faute d'avoir des sentiments de mépris pour ses parents ; et cette faute est grave, si l'enfant leur refuse les m arques ordinaires de respect, s'il ne veut pas les reconnaître, s'il les contriste gravement par des malédictions, ou desinjures, ou desairs dedédain.

Benoît XI, fils de parents pauvres, fut élevé sur le trône pontifical en 1303. Pendant qu'il était à Pérouse, sa mère, qui était une pauvre femme du peuple, demanda à lui parler. Il demanda comment elle était vêtue. On répondit qu'elle était tout habillée de soie. « Pour lors, dit-il, ce n'est pas ma mère. » Cette réponse fut portée à la mère, qui reprit ses humbles vêtements et se présenta de nouveau. Cette fois, le pape la reçut etl'embrassa avec effusion.

Les maîtres, les instituteurs de la jeunesse, les tuteurs, les grands-parents ont droit aussi au respect de ceux dont ils ont la charge. Alexandre le Grand avait coutume de dire qu'il était plus redevable à son précepteur et à son maître, qu'à son père Philippe, car, si celui-ci lui avait donné la vie, celui-là lui avait appris à bien vivre. Le Saint-Esprit veut que les jeunes gens se lèvent pour faire honneur aux cheveux blancs d'un vieillard. On sait le châtiment infligé à des enfants, qui, attroupés aux portes de la ville, apercevant le prophète Elisée, lui crièrent avec dérision : « Montez, tête chauve, montez. » Deux ours sortirent de la forêt, et en mirent quarante-deux en pièces.

Dieu, qui a bien fait toutes choses, savait que l'enfant ne pouvait am s'égarer sans le frein di

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