‹ Le livre de tousChapitre 84 sur 196 · T DES INFÉRIEURS · texte numérisé non relu

T DES INFÉRIEURS

l'autorité paternelle et maternelle. C'est pourquoi il a soumis à cette autorité sainte la volonté de Tenfant. Qui ne plaint le sort de l'orphelin qui est abandonné à lui-même? Il risque tant de se perdre. L'enfant, le jeune homme désobéissants, sont plus malheureux. A qui les comparer, sinon à un coursier attelé à un char, et dont le frein s'est rompu. Il se précipite dans des abîmes avec tout ce qu'il entraîne après lui.

Les enfants pèchent gravement, au moins avant leur émancipation, s'ils négligent un travail important qui leur a été confié, ou s'ils ne s'appliquent pas aux études que leur prescrivent leurs parents, ou s'ils quittent, malgré leurs parents, la maison paternelle. Ils sont plus coupables encore s'ils désobéissent lorsque leurs parents leur défendent de faire de mauvaises lectures, d'aller dans de mauvaises compagnies, dans les fêtes du monde, dans des maisons ou dans des fréquentations dangereuses, ou bien lorsque les parents leur ordonnent de remplir leurs devoirs de chrétien, comme de s'approcher des sacrements, d'entendre la messe, de respecter l'abstinence.

Il n'est que deux cas où les enfants peuvent et doivent désobéir aux parents, c'est : 1° lorsque ceux-ci auraient le malheur de commanderle mal à leurs enfants, et 2" lorsqu'ils veulent leur ravir injustement la liberté que Dieu laisse à tout homme de se choisir un état de vie. Toutefois, quand il s'agit du mariage, les enfants font bien de prendre conseil de leurs parents, qui ont plus d'expérience qu'eux en cette matière. Bien plus, il pèche gravement le fils qui, malgré ses parents, épouse une femme qui fera le déshonneur de sa famille (1).

(1) Les jeunes filles liront et méditeront avec grandi profit le livre que nous avons écrit pour elles, sons fi^

Page 1