‹ Le livre de tousChapitre 88 sur 196 · SOINS TEMPORELS · texte numérisé non relu

SOINS TEMPORELS

Mgr Mermiliod leur disait avec raison : « Vous vous inclinez sous la main des fils de vos fermiers, qui vous bénissent et vous donnent l'absolution ; et vos fils à vous n'ont de mains que pour conduire des chevaux et applaudir au succès des actrices. »

C'est pour nous une conviction profonde : si la foi se perd dans les familles, c'est souvent parce qu'il n'y a plus dans leur sein un membre consacré à Dieu par le sacerdoce ou l'état religieux, ou du moins par la virginité gardée dans le monde. Il n'y a plus personne, par conséquent, pour faire entendre un bon conseil, une parole chrétienne, avec la douce influence que donne l'affection et le dévouement. S'il y a tant de parents qui gémissent abandonnés sur leurs vieux jours, c'est souvent parce qu'ils n'ont pu consentir à laisser une de leurs filles garder la virginité. Ils n'ont point d'ange au foyer domestique pour essuyer leurs larmes et les assister dans leur vieillesse.

Non seulement il ne faut pas détourner un enfant qui veut choisir un état plus saint, mais il faut l'y exhorter, et lui.en faire comprendre les avantages. Et il est encore des parents qui savent agir ainsi.

Une religieuse de la Visitation de Tarasconsur-Rhône nous écrivait, à la date du 6 septembre 1873 : « Je suis la fille d'une sainte mère, qui m'a laissé en mourant son amour pour Notre- Dame de la Salette. Dans votre sanctuaire, son nom est écrit sur le marbre, symbole de sa foi inébranlable, qui l'avait portée à demander à Dieu d'accepter tous ses enfants à son service. Elle a été exaucée : nous avons eu tous les quatre l'insigne honneur de la vocation religieuse. » En lisant ces lignes, on se rappelle malgré soi Aleth, mère de saint Bernard, qui élevait, non pour le monde mais pour le cloître, la fille et les sept fils que Dieu lui avait donnés. Elle réussit;

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tous ses huit enfants embrassèrent l'état religieux.

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