DES TRAITEMENTS
Les traitements se divisent en bons et en mauvais ; le meilleur est ordinairement celui qu'on néglige.
Un médecin des premiers temps posa, en principe, qu'il fallait guérir les malades.
L'histoire des traitements est celle des folies humaines et des tortures internes et externes.
Les meillenr<5 traitements sont aujourd'hui ceux de la diplomatie; — ceux des ministres, des ambassadeurs. — Ils varient, mais, en général, on les prend à assez fortes doses.
La thérapeutique, on la science des moyens de guérir, a acquis un certain degré de certitud.» et de fixité depuis qu'elle a reconnu ces aphorismes :
Une des grandes erreurs du public, c'est de croire que les traitements sont tout faits, qu'ils existent tout d'une pièce dans un bocal, dans une fiole , dans un paquet , dans une petite boîte.
Les médecins, profitant de cette bonne disposition du public, l'ont exagérée pour en tirer des bénéfices; ils traitent par la petite poste; ils guérissent par correspondance, comme vous mènent les omnibus.
Ces correspondances ne sont suspendues ni les dimanches ni les jours de fête. — (Affranchir.)